Je pourrais longuement parler de Aïcha Thiam, en tant que sœur, confidente, amie, réalisatrice. Mais, je me limiterai à parler d’elle en tant qu’amie et réalisatrice.
Tout d’abord en tant qu’amie car depuis notre tendre enfance, Aïcha a tenu ce rôle dans ma vie. C’est une amie infaillible toujours présente, le genre d’ami qui vous écoute répéter inlassablement les mêmes rengaines, sans jamais vous juger ni manifester le moindre signe d’impatience. Ce genre d’ami qui, il faut le dire se fait rare de nos jours, mettent l’amitié au dessus de toute considération matérielle et financière. Je l’ai toujours vue fidèle, loyale et sincère avec ses amis, elle est de ceux qui inspirent confiance et qui donnent envie de se mettre à nue et de jouer franc jeu car avec Aïcha pas de demi mesure, pas de faux semblant. Quand on choisi d’être son ami, on accepte d’ôter son masque et d’être soi-même.
Ensuite, on ne saurait parler d’Aïcha Thiam sans évoquer son métier, métier que ce concentré d’énergie mène sans répit. Je me dis parfois que Aicha n’a pas choisi son métier mais c’est son métier qui l’a choisie et qui telle une âme la pénètre. De Dakar à Accra, de Doha à Québec, de Paris à Yaoundé, il n’est nulle part où ce petit bout de femme pleine d’énergie n’est prêt à aller pour faire connaitre son métier, sa passion, son amour de l’image.
Cette vocation se traduit par le fait que dans ses films comme Fisabililahi, Yakaar, Papa ou encore Le Cri de la mer, cette passionnée s’efforce toujours de mettre une part d’elle-même et de se donner entièrement. »
Mariam Thiam
Parlez-moi d’elles
Durant tout le mois de mars, à l’occasion de la Journée de la femme, l’agence Kamikazz dresse des portraits d’artistes.

