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Art et culture

Akiboulane, le reggae dans la peau

À une époque où l’on ne cesse de louer la jeunesse pour mieux trafiquer ses désirs, il est saisissant de voir émerger une formation dont les vertus relèvent d’une authentique ardeur juvénile.

Partagez cette page Publié le 1er avril 2005 | 0 commentaire

Akiboulane, qui vient de « Akibou-Land », nom donné à l’Afrique par la diaspora noire, est une formation de talentueux jeunes musiciens ayant une passion commune pour le reggae. Ils investissent les discothèques et autres lieux publics avec pour seul but de faire renaître le mouvement reggae au Sénégal.

Qu’est-ce qui prédisposait donc Country man, bassiste et fondateur du groupe, à collaborer avec Dread Africa, Khouman, Carlo D, Rahman, Sun Souley, Ras Cant, Bye Souley, Aly Beta, African Akhlou B, Dread Maxim, James AJ 1 et Cool Koock 6, qui sont tous des artistes qu’on ne présente plus dans le milieu reggae et hip-hop, pour la réalisation de la cassette Akiboulane ? Eh bien, ce n’est qu’une suite logique. Après un long séjour aux USA et en Europe, Country man revient au Sénégal avec le diplôme d’ingénieur de son en poche et crée Country man Production. Il se lance dans la production comme bassiste arrangeur et ingénieur de son dans le milieu hip-hop avec Awadi, Carlo D, Sun Souley et dans le mbalax avec Baba Maal.

Petit à petit, il monte son propre studio d’enregistrement, Digital Studio 01. C’est donc après la sortie de la cassette Akiboulane, une compilation de douze titres, que Country man fera d’Akiboulane le Back-up Band, groupe ouvert à tout artiste qui souhaite se faire accompagner.

Aujourd’hui, le groupe est composé de Narcisse et Emeu Diop à la batterie, Ras Cant à la guitare et au chant, Abel et Mamour aux claviers , Country man à la basse, Malick aux percussions, Paco à la technique et Dread africa, Ass Malick, Sun Souley, Dread Maxim et Maky au chant.

Akiboulane projette sa musique comme on lance une sonde et ramène de ses explorations nostalgiques les traces fugaces d’un reggae ultra contemporain qu’on n’attendait plus. Travaillant esthétiquement à la synthèse du reggae jamaïcain, attentifs aux effets de texture et aux flux des matières, sur un rythme endiablé d’inspiration africaine, les musiciens d’Akiboulane imposent d’emblée avec autorité et talent un authentique univers collectif sur scène.


Voir en ligne : Le221, mensuel de culture et de sports au Sénégal

Mady Kane

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