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27 mars 2009
Originaire de la Casamance, plus précisément de Malfara dans le département de Sédhiou, Mamadou Sakho dit Double Lesse est riche d’une belle carrière riche dans l’arène sénégalaise entre 1972 et 1999. Il doit son surnom à son ami Doudou Diagne, qui trouvait ses bras très longs...
Grâce au succès que connaît son fils Omar Sakho, alias Balla Gaye 2, son nom revient assez régulièrement sur les lèvres des amateurs de la lutte sénégalaise. De sa Casamance natale à la capitale, en passant par la Gambie où il a fait huit années à ses débuts, Double Lesse a fait preuve de courage, d’endurance et surtout de technicité.
Avec un oncle lutteur alors que son père était instituteur en arabe, il avait un modèle qui lui inspira ses premières prouesses. En commençant par la lutte « diola » au stade Emile Badiane, il s’initie à la lutte « wolof » appelée communément « mapatt » .
Son premier combat dans l’arène remonte en 1972 face à Doudou Baka Sarr qui s’est soldé par un nul et qu’il a gommé plus tard par une victoire. « Je le remercie de m’avoir donné une chance, car je n’étais pas connu dans l’arène » reconnaît-il.
Depuis lors il a su construire son palmarès en combattant des ténors de l’arène comme Ibou Senghor, Pape Kane (deux victoires), Toubabou Dior, Moussa Diémé, Mame Gorgui Ndiaye, Mame Samba Diaw...
En 1973, Robert l’envoie au sol. Mais c’est le retour dans la cour des grands en 1974 lorsqu’il lutte avec Mbaye Gueye, même si le deuxième combat est réputé être sans verdict et qu’aujourd’hui il se savoure vainqueur. Un combat qui a inspiré le roi du mbalax, Youssou Ndour, dans un de ses refrains : « Combat bi fi amone daw, verdict ba na nouy xar batay : * Nous attendons toujours le verdict du combat de l’année dernière »
Avec l’équipe nationale du Sénégal, il a effectué beaucoup de campagnes internationales dont les plus illustres sont les jeux olympiques de Montréal en 1976, Moscou (1980), Los Angeles (1984) et les jeux africains de Naïrobi. « Avec la sélection nationale, j’ai 16 ans » signe-t-il.
A 65 ans, El hadji Mamadou Sakho tient son école de lutte à Keur Massar dans la banlieue dakaroise. Rattrapé par l’age, il exhorte sagement les jeunes sportifs a avoir un comportement exemplaire.
Texte et photo récente : Alex Gaye