Galerie Arte, Joëlle …
La Galerie Arte a été fondée en 1996 par Joëlle le Bussy, au cœur du Plateau, à (...)
Le Lamantin Beach « is …
L’ouverture du nouveau Lamantin Beach Resort & SPA a eu lieu comme prévu (...)
Moto : Assane Ndiaye …
La cérémonie de remise des prix de la 1ère édition du Challenge des Espoirs (...)
Miss Sénégal : Penda Ly …
C’est dans une atmosphère électrique que s’est tenue au King Fahd Palace (...)
Football : une CAN désastre…
Trois défaites enregistrées lors des matchs de poule, le Sénégal est (...)
Bouvet Rames Guyane : …
Les 23 participants à la 3e édition de l’aventure solitaire Bouvet Rames (...)
Football : le programme…
Trente-deux rencontres entre seize nations, le plateau de la Can 2012, (...)
Présidentielle 2012 : …
Le Conseil constitutionnel persiste et signe : il a validé dimanche 29 (...)
Présidentielles : le …
Le Conseil constitutionnel a publié, vendredi 27 janvier en début de soirée, (...)
Présidentielle 2012 au …
Dix-sept personnalités ont officiellement déposé leur dossier de candidature à (...)
Elikia M’Bokolo : les …
L’historien congolais Elikia M’Bokolo anime une conférence sur les enjeux de (...)
Surf : Chad Bikoumou …
Le Congolais Chad Bikoumou a remporté, dimanche 15 janvier dernier, la 4e (...)
Le voile est à la mode
Il est possible de se voiler et d’être à la mode au Sénégal. Pour le démontrer, (...)
La CENA : Commission …
La CENA est une structure permanente, dotée de la personnalité juridique et (...)
Le Code électoral du …
Loi n° 2012-01 abrogeant et remplaçant la loi n° 92-16 du 07 février 1992 (...)
Moto : Lacour sort le …
Les pilotes du club Sénégal Moto Verte ont disputé la troisième course du (...)
Le Monument de la Renaissa…
Haut lieu de tourisme et de culture, le Monument de la Renaissance (...)
Rallye raid : les Sénégalai…
Quatre équipages auto, deux camions et une moto s’étaient alignés, le 27 (...)
Dallu Ngaay : les chaussur…
Nichée sur la Nationale 2, entre Dakar et Saint-Louis, la localité de Ngaye (...)
Youssou N’Dour candidat à…
L’artiste Youssou N’Dour, lead vocal du Super étoile et PDG du groupe Futurs (...)
Natation : Marième Faye…
La fédération sénégalaise de natation et de sauvetage a tenu sa dernière (...)
Footbal : deux pays …
Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Sénégal sont présentés comme les (...)
Lutte : Gris Bordeaux …
L’affiche Gris Bordeaux/ Baye Mandione a été remportée par le premier cité, le (...)
L’équipe des Lions de …
La liste des joueurs de l’équipe nationale de football sélectionnés pour la (...)
Football : Amara Traoré a…
C’est effectif depuis le mardi 27 décembre dernier, l’entraîneur de l’équipe (...)
16 décembre 2008
Celle que l’on surnommait Mama Africa est décédée à 76 ans d’une crise cardiaque près de Naples en Italie dans la nuit du 9 au 10 novembre. Elle nous a quittés après avoir participé à un concert donné pour Roberto Saviano, écrivain menacé de mort par la mafia napolitaine.
Admirée et respectée sur les cinq continents, elle a vu son destin de chanteuse se confondre avec l’histoire cruelle de son pays, l’Afrique du Sud. Non contente d’être l’une des artistes majeures de notre siècle, elle a incarné le combat des cultures africaines pour que celles-ci soient reconnues du monde entier. Elle s’est longtemps battue contre l’aparthied et toutes les formes de racisme et de discrimination.
Rétrospective du parcours incroyable de celle qui chantera durant toute sa vie la tolérance et la paix.
Née en 1932 à Johannesbourg d’une mère Swazi et d’un père Xhosa, Zenzi Makeba avait vu le destin de son pays basculer en 1947 avec l’arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners.
A 20 ans, elle sera choisie pour être la principale choriste du groupe Manhattan Brothers et effectuera avec eux des tournées mondiales. Elle deviendra très rapidement une vedette et se servira de son nouveau métier pour dénoncer l’aparthied.
En 1956, elle écrira son succès planétaire, Pata Pata qui restera durant des mois en tête de tous les hits parades du monde entier. Ce titre sera repris plus tard par Coumba Gawlo.
En 1959, elle sera contrainte à un exil qui durera 31 ans en raison de son apparition dans le film Come Back, Africa de Lionel Rogosin. Elle obtiendra cependant un titre de citoyenneté honoraire dans 10 pays dont la France. En 1963, Miriam Makeba multipliera les déclarations anti-apartheid et mettra le feu aux poudres notamment lors d’un discours à l’Unesco. En 1965, elle sera la première femme noire à obtenir un Grammy Award partagé avec le chanteur Harry Belafonte pour leur disque commun « An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba ». En 1969, elle épousera Stokely Carmichael, l’un des chefs des Black Panthers américains, figure contestée de la lutte pour les droits civiques. Elle divorcera 4 ans plus tard et émigrera en Guinée.
En 1985, elle sera faite Commandeur des Arts et des Lettres par la France. Mais cette même année, Bongi son unique fille, décédera. Les ennuis d’argent la plongeront dans la dépression. En 1987, alors qu’elle vit en Belgique, elle connaîtra un nouveau succès mondial en participant à l’album Graceland de Paul Simon. Ce n’est qu’en 1990, alors qu’elle vient d’obtenir la nationalité française, que Nelson Mandela arrivera à la persuader de revenir dans son pays.
En 1992, elle fera une apparition dans le film Sarafina qui raconte les émeutes de Soweto en 1976. En 2000, elle sortira un nouvel album, Homeland, comptant sa joie d’être de retour dans son pays.
Miriam Makeba a toujours rêvé d’une grande Afrique unie. Sa vie aura été un combat permanent contre l’injustice. Les nombreux titres honorifiques et récompenses ne cesseront de saluer tout au long de sa vie et même bien au delà, l’impressionnant travail qu’elle aura réalisé pour lutter contre l’apartheid et les discriminations en tout genre.
Elle restera à jamais dans l’histoire comme une immense artiste qui apporta au travers de ses concerts un message de paix, d’amour et de tolérance au service de l’égalité et de la liberté.
Fréderic Thomas