Ismaël Lô en concert au Centre Culturel Français Léopold Sédar Senghor le 09/02/2007
Des thèmes d’une portée citoyenne, Ismaël Lô, surnommé le Bob Dylan africain, n’en manque pas. Dans ses chansons, il a mis l’accent sur la paix, l’unité africaine, le naufrage du Joola, le tout dans un son mélodique, proche parfois du rythme ’n’ blues.
Le public, en majorité expatrié, a répondu à l’appel. Après l’hommage rendu aux paysans dans "Baykat" et aux enfants dans "Inchahalah", ces derniers à qui il demande de bien persévérer dans la vie, Ismaël Lô, dans le tempo de l’actualité, a lancé un appel à tous les citoyens sénégalais, aux hommes politiques en particulier, pour une « campagne électorale paisible ».
Dans une orchestration de haute gamme, Iso Lô a rendu hommage à toutes les mamans du monde. Panafricaniste avéré comme le prouve le titre "Africa", l’artiste, en communion avec son public, a chanté pour la paix en Afrique et dans le monde et pour qu’enfin les armes se taisent. Les naufragés du bateau "Le Joola" n’ont pas été en reste.
Interpellé par la presse sur son choix de se produire le plus souvent au Théâtre de Verdure de L’Institut, où la plupart de ses fans sénégalais n’ont pas l’habitude d’y mettre les pieds, Ismaël Lô souligne que c’est un "endroit mythique" et qu’il aime beaucoup s’y produire. Le public qui s’est laissé aller durant toute la soirée, n’a pas manqué d’ovationner celui qui cultive dans sa musique une sobriété chaleureuse pour transmettre ce qui, à ses yeux, fait sens : amener à réfléchir, rêver et danser.






