Symbolique du Sénégal
Hymne national du Sénégal
Pincez tous vos coras, frappez vos balafons
Le lion rouge a rugi. Le dompteur de la brousse
D’un bond s’est élancé dissipant les ténèbres
Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.
Refrain :
Debout frères voici l’Afrique rassemblée
Fibres de mon cœur vert épaule contre épaule
Mes plus que frères. O Sénégalais, debout !
Unissons la mer et les sources, unissons
La steppe et la forêt. Salut Afrique mère.
Sénégal, toi le fils de l’écume du lion, Toi surgi de la nuit au galop des chevaux, Rends-nous, oh ! rends-nous l’honneur de nos Ancêtres Splendides comme l’ébène et forts comme le muscle ! Nous disons droits – l’épée n’a pas une bavure.
Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein : Rassembler les poussins à l’abri des milans Pour en faire, de l’est à l’ouest, du nord au sud, Dressé, un même peuple, un peuple sans couture, Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.
Sénégal, comme toi, comme tous nos héros, Nous serons durs, sans haine et les deux bras ouverts, L’épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau, Car notre travail sera notre arme et la parole. Le Bantou est un frère, et l’Arabe et le Blanc.
Mais que si l’ennemi incendie nos frontières Nous soyons tous dressés et les armes au poing : Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs ; Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes. La mort, oui ! Nous disons la mort mais pas la honte.
Paroles : Léopold Sédar Senghor. Musique : Herbert Pepper.
LA GARDE ROUGE DU SÉNÉGAL
La Garde Rouge du Sénégal est née au XIVe siècle sur les rivages de la Méditerranée. Pour assurer sa protection et la cohésion de ses armées, Amurat 1er, prince et guerrier Ottaman (1319-1389), crée un corps de cavaliers qui baptise « Spahis », qui signifie en « Cavalier du matin » en persan. Entraînés et armés, les spahis confirment leur réputation de redoutables guerriers sur tout le pourtour de la Méditerranée et en Afrique du Nord.
Au XVIe siècle, ils assoient le pouvoir des beys d’Alger et deviennent les gardiens de la tradition équestre militaire turque. Ils prennent bien soin de conserver leurs signes de reconnaissance ottomans : turban, musique et drapeaux. Après la capitulation du Bey d’Alger le 5 juillet 1830, les autorités françaises, en charge des terres algériennes, intègrent peu à peu ces guerriers à leurs bataillons d’éclaireurs. Ils reprennent le concept des cavaliers spahis dans leur armée, et permettent ainsi à ces guerriers de perpétuer leur art. C’est ainsi qu’est née, de façon officielle, la « cavalerie indigène », qui portera successivement les noms d’« Escadron Mamelouk », de « Chasseurs d’Afrique » puis de « Chasseurs Spahis ».
Les Spahis sillonnent le pourtour du Sahara, et un escadron spécial est détaché à Saint-Louis du Sénégal en 1845 pour régler les différends des tribus le long du fleuve Sénégal. Les premiers Spahis sénégalais sont nés. Par leur efficacité et leurs qualités militaires, ils renforcent plus que jamais le blason de ce bataillon. En 1928 ils prennent le nom de « Garde coloniale », puis de « Garde sénégalaise » lors de l’indépendance, en 1960. Elle est également une unité de parade et d’escorte, où elle peut montrer son élégance et sa dextérité lors de fantasias et carrousels.
A travers les couleurs sénégalaises, la « Garde Rouge » continue de faire vivre la légende et la mémoire de ces cavaliers du matin.
Source : Gendarmerie nationale
Photos réalisées par Pascal Lefloch à l’occasion de la venue de Yann Arthus Bertrand à Dakar pour son exposition « La Terre vue du ciel » en juin 2003.






