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Le prix Albert Londres à Dakar

La remises des prix Albert Londres 2008 a été organisée à Dakar, pour la première fois en terre africaine où Albert Londres séjourna à l’occasion de son livre Terre d’ébène en 1929.

Partagez cette page Publié le 10 mai 2008 | 0 commentaire

Le Prix Albert Londres a été créé par Florise Martinet-Londres à la mémoire de son père, disparu le 16 mai 1932, lors du naufrage du paquebot George Philippar au large de Gadarfui, dans la Mer Rouge.

Ce Prix, décerné pour la première fois en 1933, un an après la disparition d’Albert Londres, couronne chaque année à la date anniversaire de sa mort, le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite ». En 1985, à l’initiative d’Henri de Turenne, le jury a créé un prix Albert Londres de l’audiovisuel.

L’association du Prix Albert Londres est héritière des droits moraux et patrimoniaux d’Albert Londres et de Florise Martinet-Londres. Depuis 1985, elle est administrée par la Scam, Société civile des auteurs multimedia.

Les lauréats 2008

Benjamin Barthe, correspondant de L’Express à Ramallah, a reçu le prix Albert Londres 2008 pour ses articles essentiellement consacrés à Gaza. Benjamin Barthe collabore également avec Le Monde, RFI, RSR, RTBF, France Culture, TV5, ITV, depuis 2002.

Dans la catégorie audiovisuel, le prix 2008 est revenu à Alexis Monchovet, Stéphane Marchetti, Sébastien Mesquida pour « Rafah, chroniques d’une ville dans la bande de Gaza », diffusé sur France 5.

Albert Londres

Ce journaliste hors pair a su donner ses lettres de noblesse à une profession qui expédie, de par le monde, charognards impénitents, vagabonds internationaux et flâneurs salariés du reportage au long cours.

En quittant Vichy pour Lyon puis Paris au début de ce siècle, alors qu’il n’avait pas vingt ans, Albert Londres voulait être poète. Il le restera toute sa vie, à sa manière. Après avoir fait ses classes comme échotier parlementaire, il signa son premier article en 1914. Ce fut le coup d’envoi d’une carrière exemplaire qui lui fit parcourir le monde en long, en large et surtout en travers.

La Grande Guerre sur tous ses fronts stratégiques et la conquête de Fiume par d’Annunzio, la Révolution russe et le Tour de France cycliste, la République chinoise en folie et le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord et la condition des aliénés dans les asiles de France, Marseille la nouvelle Babel et l’évasion du forçat Dieudonné, la traite des noirs en Afrique et la traite des blanches en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti et les terroristes dans les Balkans...

Pendant dix-huit ans, Albert Londres n’a pas soufflé. Il ne posait sa valise que pour voir sa fille et ses parents, à Paris et à Vichy, ses escales préférées. Jusqu’au dernier voyage qui le mena en Chine en 1932 pour une enquête explosive (contrebande d’armes ? trafic de drogue ?...) dont il ne révéla rien à personne. Il a emporté son secret avec lui, sur la route du retour, en périssant lors de l’incendie du paquebot George Philippar, Albert Londres ayant été aussi parallèlement, à sa manière, « un agent de renseignements ». Son épopée est celle des chefs d’Etats et des parias, des révolutionnaires et des généraux, des rois déchus et des trafiquants.

> Les médias du Sénégal

Source : d’après www.scam.fr

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