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16 janvier 2007
La bande à Siriki, Souké, Tonton Brahma, Faty, pour ne citer que ceux là, était à Dakar durant la première semaine du mois de décembre, pour honorer l’invitation de la 1ère Dame du Sénégal Mme Viviane Wade à l’occasion du Gala organisé dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose.
Pour découvrir les vraies raisons de la disparition d’une bonne partie du groupe dans la seconde version du célèbre feuilleton burkinabé, votre magazine préféré est allé à leur rencontre au centre aéré de la Bceao…
Le221 : Quel est l’état actuel des Bobodioufs ? En reconstruction ?
Les Bobodioufs : Le groupe n’a pas explosé comme pensent certains, nous nous sommes seulement séparés de notre ancien réalisateur. Et deux des nôtres sont restés avec lui. Il s’agit de Mai et Tonton Drissa. Le lot de 10 que nous constituons, continue son bonhomme de chemin.
Le221 : Quelles sont les raisons de cette séparation avec votre réalisateur Patrick Martini ?
L.B. : (ils soupirent, s’étirent) C’est une histoire un peu longue et compliquée. Pour être bref et concis, nous dirons qu’au début, on a accepté un cachet standard très modeste parce que le réalisateur nous avait promis une augmentation quand on sera au niveau de la troisième saison. Finalement, nous avons joué jusqu’à la cinquième saison avec le même cachet, pire encore, il n’y avait plus de respect envers les comédiens et il cherchait à destabiliser le groupe et des tas d’autres désagréments… Quand on a décidé de tirer les choses au clair avec lui, le divorce était inévitable car il nous avait traité : « d’africains ingrats » et qu’il n’avait pas à négocier avec nous. « Vous vivrez toujours comme ça ! » a t’il ajouté. Ce qui nous rassure, c’est que ses bailleurs de fonds sont venus constater combien il s’est enrichi sur notre dos et les faux cachets qu’il prétendait nous payer afin de recevoir des subventions de leur part.
Le221 : Quelles sont vos nouvelles orientations ?
L.B. : On fait des tournées un peu partout en Afrique. Souké se perfectionne dans une formation pour être réalisateur, on joue aussi dans des films. En tout cas on ne chôme pas, et pour la seconde version des Bobodioufs, nous disons seulement « on ne change pas une équipe qui gagne » dit le grand Siriki, et Faty d’ajouter « on ne veut ressembler à personne, c’est plutôt les autres qui ont intérêt à nous ressembler ».
Youssouf “Chinois” Diatta