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Art et culture

Moustapha Wade : l’art comme métier

La place de Mamadou Wade dans le monde de l’art n’est pas le fruit d’un hasard. Il est de formation classique car son cheminement est académique.

Partagez cette page Publié le 1er juin 2005 | 0 commentaire

Formé très tôt (1959) à l’époque de la maison des beaux arts du Mali ensuite à l’école nationale des beaux arts du Sénégal il se perfectionne en tapisserie à la manufacture des Gobelins et à l’école des beaux arts d’Aubusson en France, Il intègre la manufacture Nationale de Thiès en qualité de maître formateur avant d’assumer des fonctions dans l’administration Sénégalaise. C’est dans son atelier du village des Arts où il assure le rôle de secrétaire général du comité des résidents que nous avons trouvé celui qui déclare travailler maintenant plus librement.

Loe’œuvre picturale de Mamadou Wade c’est un même style à travers des déclinaisons différentes ; semi figurative et abstraite donc plusieurs niveaux de représentation pour une même créativité et des thèmes qui s’inspirent de tout .Il arrive à dépasser l’enregistrement de données visuelles ; décompose les éléments de la réalité pour les replacer sur la toile dans une sorte de synthèse esthétique. Avec lui les couleurs acquièrent davantage de nuances, sont plus souples et le ton reste sobre à l’image de l’artiste qui tout au long de notre entretient avait ce petit sourire aux commissures des lèvres. A l’instar des anciens maîtres, il possède l’ensemble des techniques de son art (Huile, collage, dessins…) et déclare que « le métier ne se vole pas il s’apprend »

La maîtrise technique dans les compositions de Wade est réelle autant dans la peinture que dans la tapisserie, la décoration monumentale, les fresques murales. Depuis un certain temps lui qui peignait à l’huile a jeté son dévolu sur la peinture à l’acrylique, à l’eau, l’enduit, le pétrole et des mélanges pour ménager sa santé.

Celui qui a fini de faire de l’art son métier nous dit ne pas travailler pour l’événement mais c’est plutôt l’événement qui vient le trouver dans son travail, soutient ne jamais brader sa production et compte en cela apporter sa pierre à l’édifice qu’est son pays.

Dans le souci de toujours promouvoir les jeunes artistes il lance CRE’ART et favorise une rencontre entre artistes Gambiens et Sénégalais avec à la clé une expo à la galerie nationale. Wade n’a de cesse de défendre le talent artistique et s’oublie souvent pour vous parler des autres, déplore le manque d’organisation du marché de l’art en Afrique.

Mamadou Wade est aussi un artiste de notre temps.


Voir en ligne : Le221, mensuel de culture et de sports au Sénégal

Ibrahima Thiombane

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