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14 mai 2007
Pour l’organisation de la 2ème édition du festival international "Les blues du fleuve", Baaba Maal et tout son monde étaient les hôtes de la nouvelle région de Matam. De la musique aux arts plastiques en passant par l’artisanat et les conférences publiques, le cœur des festivaliers n’a fait que vibrer...
Retour sur les rives du Fleuve, regardant Rewoyel Matam du quai de la capitale de la 11ème en cogitant sur les thèmes de l’intégration africaine, l’Omvs et les défis du développement culturel et les maladies d’origine hydriques. Trois jours de sons et lumières n’ont pas suffi pour satisfaire les admirateurs de Baaba Maal. Alors, rendez-vous leur a été donné en 2008 à Podor, zone de naissance de ce festival.
Après l’ouverture officielle qui a vu la participation des autorités administratives et politiques de la zone dont le ministre de la Culture M. Mame Birame Diouf, le gouverneur, le préfet (Matam) et le sous-préfet d’Ogo, le président du Conseil régional M. Sada Ndiaye, le maire de la commune de Matam, M. Abdoulaye Dramé, M. Abdoulaye Dieng, Député..., Baaba Maal qui a participé lui-même à l’excursion à bord des pirogues et accueilli par une foule en délire des deux côtés du fleuve Sénégal, surtout au quai de pêche de Matam où toutes les contrées du Walo ont pris part à l’événement, tous pouvaient se restaurer tranquillement et ainsi se préparer à traverser la nuit bercée par les mélodies des artistes invités.
Si la première nuit a été celle des artistes internationaux comme Bineta Laly Sow de la Guinée, Mah Kouyaté du Mali, Thiedel Mbaye, Hawa Djiméra, Aïcha Mint Chigaly et Ousmane Hamady Diop de la Mauritanie, la deuxième nuit a été celle des artistes locaux comme Djiby Sall, Goby Thiam, Samba Seck, le groupe Ngatamaaré, Mamadou Abdou Bâ, Farba Seck, Samba Seck...et le remake des hôtes internationaux du Roi du Yéla. Et le clou a été l’animation assurée le jour de clôture par Baaba Maal lui-même, au stade de Matam.
Pour prouver aux populations qui ont même été victimes d’une rumeur annonçant la mort de l’enfant de Douéra, la ville Ndiack Boubou, le fils d’Aïssata Boubou Yacine Wade se démultipliera. En plus de sa voix de rossignol, il exécutera une chorégraphie tellement menée de main de maître que certains n’hésiteront pas à dire que « Qu’est-ce qu’ils savent mentir certains journalistes : Baaba est bien portant ! »
Pourtant, il l’a lui-même reconnu, aujourd’hui. Et de fort belle manière. Cependant, a-t-il ajouté, « maintenant, ça va vraiment mieux. Mon médecin m’a dit. Vas-y, tu peux continuer ta carrière. C’est la conséquence de 7 ans de travail sans repos. J’avais beaucoup de poussière dans la poitrine... J’aspire, avec ce festival, dont je suis le seul et unique bailleur de fonds, à devenir un promoteur. Et ainsi, à mon tour suivre les artistes et vibrer à leur musique. On m’a toujours observé. Il est temps que je m’asseye aussi pour observer les chanteurs et consacrer le reste de mon temps à l’écriture de livres ».
Après sa conférence de presse à l’occasion de laquelle, il avait fait le bilan à mi-parcours de cette deuxième édition, Baaba Maal, en pleine forme, à part, un méchant rhume qui lui faisait couler les narines, dans cette zone aride où poussière et chaleur se mêlent pour mener la guerre à l’homme, a accordé un autre entretien à l’ensemble de la presse qui l’avait accompagné. Là, ce fut plutôt, le côté humain qui est mis en valeur. « Ici, nous nous rencontrons en frères, dit-il, dès l’entame ».
Ce fut là, une occasion pour ses hôtes et lui de découvrir le côté humouristique de l’autre. Cette séance d’au-revoir sera clôturée par un récital du coran par El Hadj Baaba Maal qui exigeait de la part de chacun de ses « nouveaux talibés » qui voient en lui, son homonyme El Hadj Baaba Ndiongue, la récitaton de la fatiha, du Salatoul fatiha et d’un peu de sérieux dans la formulation des vœux et de la récitation du coran. Thierno Baaba, waay !
Alassane Diallo - www.festivallesbluesdufleuve.com