Dans le cadre, du Dakart’off, Le Salon Michèle Ka présente :
une exposition du designer Cheikh Diallo
une mini biennale de design avec une sélection de 5 designers travaillant au Sénégal : Babacar Niang, Ousmane Mbaye, Balla Sidibé, Frédéric Hardouin et Dominique Pétot
un défilé en rollers, marque Sigil, styliste Cheikha Bamba Loum,
coiffures Michèle Ka et intervention plastique Dominique Pétot
une mini biennale de photo autour de Touré Mandémory, Bruno Campagnie, Matar N’dour, Mamadou Touré Béhan, Kadia Sow & Charles Cordier.
un Workshop de coiffure : Michèle Ka et son équipe
Depuis quelques années, le Salon Michèle Ka, organise ses manifestations autour de trois pôles consacrés aux arts plastiques, au design et à la mode. Des artistes prestigieux tels Cheikh Diouf en 2002, Mamady Seydi en 2003Samba Fall et Henri Sagna en 2004 (nous ont honoré de leur présence
La direction prise pour cette biennale 2006, compte tenue de l’actualité culturelle africaine en 2005, sera de se concentrer sur le design et la mode, Dakar, pouvant revendiquer une certaine maturité dans ces deux secteurs.
La photo, créera le lien naturel entre ces deux domaines.
Le propos étant, pour reprendre les affirmations de Cheikha Bamba Loum (Sigil), de montrer une afrique fière, sûre d’elle-même et qui relève la tête.
Les créateurs sélectionnés exportent tous leurs productions ou sont sur le point de le faire et donnent une image contemporaine de l’Afrique loin des clichés historiciste ou ethniques. Ils proposent un regard décomplexé sur la modernité et reprennent à leur compte les discours de Léopold Sédar Senghor sur l’universalité de la culture.
L’origine de la production (africaine), par la maîtrise de la fabrication artisanale et le souci des détails, donnent aux pièces créés une identité suffisamment forte pour pouvoir les identifier. Mais également une créativité et une richesse qui démontrent les potentialités de ce continent.
Le lieu : Villa n° 5, tour de loeuf
Situé face au coté droit de la piscine olympique, le lieu a toujours libéré au delà de son activité propre (salon de coiffure), une ouverture sur les arts et les cultures actuelles. Sa créatrice, Michèle Ka, par goût du changement et par sa quête de relations enrichissantes, contribue à ce que ce salon ne soit pas statique. Elle a su créer un univers qui lui est propre mais que les gens aussi s’approprient facilement.
La maison des années 50 en pierre de Rufisque et son aménagement très coloré contribue beaucoup à la magie du lieu. La dernière biennale et le climat propice du mois de mai à Dakar, nous a permis en plus de la cour d’entrée, d’exploiter l’arrière cour dénommée depuis salon extérieur.
Cheikh Diallo, designer
Présent à la biennale de Dakar depuis sa création, Cheikh Diallo, présentera ici des nouveautés et des travaux plus anciens. Autour de quelques meubles, s’articuleront, des pièces plus petites, objets domestiques, disposées sur une présentation spécifique.
Expérimentant volontiers, avide d’essayer de nouvelles matières, voire de les créer si besoin, Cheikh Diallo est multiple et ses créations changent d’une année sur l’autre. Aux objets raffinés des premières biennales en ébène et argent, ont succédé des meubles plus graphiques avec des matériaux plus simples. La forme, dans ses objets, vient en support de la matière et la magnifie, la respecte, créant ainsi une évidence qui s’impose.
Balla Sidibé
Célèbre pour ses bougeoirs, et ses coupes, réalise également du mobilier. Balla Sidibé travaille le bois (le dimb exclusivement) et le tourne (principalement), ou le cisèle, créant des formes d’une africanité moderne et épurée ou ironiquement datées.
Ousmane M’baye
Renommé comme socliste, Ousmane M’baye commence à produire des meubles. Il utilise principalement le métal et réalise également des lampes et des meubles d’appoint avec un langage formel qui tend vers la simplicité. Son exposition, lors des journées portes ouvertes de Gorée l’an dernier a fait sensation.
Babacar Niang
Toujours la recherche de nouveaux matériaux et de l’art de les liaisonner, Babacar Niang prend plaisir à expérimenter de nouvelles techniques. Extrêmement productif, il réussit à combiner une fabrication impressionnante par sa quantité avec une approche artisanale, qu’il revendique, par l’utilisation de matériaux quasiment bruts, donc aux formes aléatoires.
Le dessin des lignes très maîtrisé également, souvent d’inspiration animale, s’allie naturellement à la beauté des matières qu’il utilise et à l’intelligence des assemblages.
Frédéric Hardouin
Travaillant à Dakar sur des projets d’aménagement intérieur et de création de mobilier de bureau, Frédéric Hardouin, réalise également des meubles qui prennent leurs places naturellement dans les manifestations internationales.
il a gardé une vision ludique et oxygénée de la création. Sa connaissance des matériaux, lui permet d’aborder des morphologies et des types d’objets très différents avec toujours le même regard tonique.
Dominique Pétot
S’articulant sur un mélange de matériaux et de styles et partant du principe que la couleur nous fait du bien, Dominique Pétot réalise et perfectionne deux lignes d’assises : l’une bois et sky, l’autre inox et tressage.
Répondant à une tendance forte actuelle de retour de l’ornementation, et profitant d’une tradition locale de peinture sous-verre, il crée des tables formellement datées années 60.
Sigil : Cheikha Bamba Loum
African & Urban Wear, Sigil, travaille le jean et soigne les coupes. Brodé, sérigraphié, additionné de pagne tissé ou de wax, Cheikha Bamba Loum et son équipe, n’hésitent pas à passer des heures sur le montage d’un pantalon, privilégiant des tenues impecablement confortable, ou tel petit détail qui fait la différence. A l’aise également avec le tee-shirt, il passe maintenant au costume.
Considérant le stylisme comme un moyen de communiquer au sens large, SIGIL adapte la mode à tout ce qui touche la société : musique, théâtre, cinéma, peinture, rollers… SIGIL décline une image contemporaine de l’Afrique : une Afrique qui innove et qui propose.













