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Art et culture

Sixième édition du festival Africa Fête

Entre concerts et rencontres professionnelles, la mission continue…

Partagez cette page Publié le 15 janvier 2006 | 0 commentaire

La 6ème édition du festival Africa Fête a baissé les rideaux pour cette édition après trois jours de spectacles et de réflexions, entre le 29 novembre et le 2 décembre 2006 au niveau de l’Institut Français Léopold Sédar Senghor.

Les rencontres professionnelles : moments importants de l’événement


Les rencontres professionnelles, qui se sont tenues lors des deux premiers jours du festival, continuent de passer en revue les maux qui gangrènent le paysage musical africain. L’édition de cette année s’inscrit dans la même dynamique et aborde des thématiques axées sur l’évolution du marché musical africain, la formation et l’emploi des jeunes acteurs culturels, la commercialisation des morceaux de musique via sms, les remèdes à la piraterie et sur les politiques culturelles.

Les Concerts


Le bal a été ouvert par la belle voix de Mariétou Cissokho. Ndaxté et ses compagnons du groupe Ekankan (qui signifie le potager en Diola) réchauffent la scène avec des titres comme « Samm kati Diamm », « Diattacounda »… avant de passer le témoin à la grande Diva malienne Adja Soumano.

Au deuxième jour, le jeune prodige Burkinabé Bil Aka Kora   fait danser le public au rythme du Djongo Système, son style musical. Big D avec sa célèbre expression : « Souma néxé ma ngandé » enflamme l’assistance ainsi que Toko Blaze, le marseillais d’origine ivoirienne, dans des mélodies reggae et ragga qui rappellent Tonton David.
Pour commémorer la journée mondiale de lutte contre le SIDA, les artistes ont invité tout le monde à faire preuve de vigilance en scandant l’expression « Sortez couvert ! ».

L’apothéose fut le concert de clôture du samedi 2, ouvert par les héritiers de Touré Kounda en l’occurrence le groupe Mélokane. C’est après la prestation de son frère Ousmane Seck que le Grand Thione Ballago, toujours égal à lui même, assure avec classe et sagesse sur des tubes nostalgiques à l’image de « sakhi », « unesco »

Zoom sur…

Bil Aka Kora…


Auteur compositeur burkinabé, Bil a à son actif 3 albums et charme son public avec les mélodies de la djongo musique. Il était l’une des attractions du festival...

Le221 : Parlez-nous de votre style musical ?

Bil Aka Kora : C’est un style musical, inspiré des rythmes kasséna et influencé par le reggae. A l’origine, c’est avec ces rythmes qu’on dansait avec force pour séduire les femmes.

Le221 : Que représente Africa fête pour vous ?

B.A.K. : Dakar étant une ville multiculturelle, j’avais toujours nourri l’ambition d’y participer mais mon produit n’avait pas convaincu Mamadou Konté. Ce n’est qu’en 2002, quand on s’est vu à Cannes et qu’il a bien découvert ce que je faisais, qu’il a décidé de me faire venir. Aujourd’hui, c’est super ce qui se passe ici, surtout avec les rencontres professionnelles, c’est aussi un cadre de brassage des cultures.

Le221 : Quels sont vos projets ?

B.A.K. : Je suis dans la conception et la création d’une musique pour accompagner un spectacle équestre qui fera des tournées un peu partout en Afrique. En Avril 2007, j’ai prévu de faire une tournée en Hollande.

…et Mamadou Konté

L’homme n’est plus à présenter… Retenons seulement qu’il est le Directeur du Label Africa Fête, Président de l’Association Tringa Musiques et Développement, Président de la Coalition Interprofessionnelle des Producteurs, Editeurs Phonographiques du Sénégal (CIPEPS), Vice président du Réseau Circul’A.

Le221 : Quelle lecture faitesvous de l’évolution de cette édition d’Africa Fête ?

Mamadou Konté : Je me réjouis de la bonne évolution du festival car avant, il était plus connu ailleurs, en Europe, aux USA. Actuellement, on privilégie les rapports sud-sud, et le résultat de ces initiatives est là.

Le221 : Quels enseignements tirez-vous des Rencontres Professionnelles ?

M.K. : Les interventions étaient riches et nous avons réussi à créer un statut juridique au réseau Circul’A, qui va faciliter entre autres avantages, la circulation des artistes et de leurs oeuvres dans la sous région ouest africaine (Mali, Burkina Faso, Guinée, Cote d’Ivoire, Bénin, Sénégal).

Le221 : Vous en êtes à la 6ème édition, avez-vous réalisé votre rêve ?

M.K. : Je suis content d’en arriver là, mais j’aurai réalisé mon rêve quand je réussirai à faire connaître les musiques burkinabés, maliennes, guinéennes,... aux sénégalais et inviter également plusieurs têtes d’affiches de différents pays qui joueront sur plusieurs plateaux, surtout dans la banlieue dakaroise.


Voir en ligne : Le221, mensuel de culture et de sports au Sénégal

Youssouf “Chinois” Diatta

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