Cheikh Ahmadou Bamba
Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, de son vrai nom Muhammad Ibn Muhammad Ibn Habiballah, est né en 1855 (1272 de l’Hégire) à Mbacké, dans le Baol.
Fin lettré, Cheikh Ahmadou Bamba a composé de très nombreux ouvrages dans les domaines de la jurisprudence, de la théologie, du soufisme, de la bonne éducation…
Martyrisé pour ses convictions religieuses par les colons français et privé de liberté pendant une majeure partie de son existence (32 ans d’exil au Gabon puis en Mauritanie, de mise en résidence surveillée et de persécutions), il a fondé la "Mouridiya" (le mouridisme) qui peut se définir comme une aspiration à Allah (Mouridoullahi) de manière conforme à l’esprit et au message prophétique et comme une philosophie du travail et de l’effort.
Aujourd’hui, Cheikh Ahmadou Bamba repose à Touba à l’intérieur d’une immense mosquée.
Le MagalMagalTerme wolof qui signifie rendre hommage, célébrer, magnifier. Pélerinage musulman.
Au départ, la communauté mouride ne se réunissait pas pour célébrer le Magal , mais chacun le faisait chez lui en immolant un mouton pour certains, en préparant des repas spéciaux, etc...
C’est Cheikh Mouhamadou Fadilou Mbacké qui a initié la célébration du Grand Magal de Touba telle que nous la connaissons aujourd’hui, en demandant aux talibésTalibésAu sens éthymologique, disciple ou élève apprenant le coran. Au Sénégal, un talibé est un enfant confié par ses parents à une école coranique. Le contrat traditionnel implique que le marabout enseigne le coran à et lui inculque une des vertus essentielles, l’humilité, par la pratique ponctuelle de la mendicité. de se rendre à Touba tous ensemble le jour du 18 Safar.
Touba
Touba présente toutes les caractéristiques d’une cité musulmane. La mosquée et sa place en constituent le centre et la ville. A l’Est, la bibliothèque et les cimetières. La cité englobe aussi les maisons des fils de Cheikh Ahmadou Bamba et des principaux chefs religieux.
Autrefois petite ville dans laquelle les habitants se consacraient essentiellement à la culture, Touba va connaître une évolution majeure à la fin des années 70 en passant d’une ville de pélerinage à celle d’une métropole économique de près de 500 000 personnes évoluant désormais dans le secteur tertiaire et le commerce.















