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Société, reportage

Dossier : Les bienfaits du sport

« La première cause de mortalité au Sénégal chez l’adulte hospitalisé, ce sont les maladies cardio-vasculaires liées à un ensemble de facteurs : tabagisme, sédentarité, obésité, mauvaise alimentation (trop gras, trop salé, trop épicé...) », le professeur Djibril Seck, directeur de l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (Inseps) tire la sonnette d’alarme. Pour prévenir un tel phénomène, une pratique régulière du sport s’impose.

Partagez cette page Publié le 10 novembre 2008 | 0 commentaire

Chacun doit faire du sport à son rythme et suivant ses aspirations : une activité physique pour la performance « plus haut, plus vite, plus fort » que nous connaissons des professionnels du sport pour la santé, « bouger son corps et ses muscles est une exigence de la vie, il faut se mouvoir pour aller chercher sa nourriture et améliorer son cadre de vie » et le troisième aspect de l’activité sportive que nous abordons, c’est la pratique du sport comme loisir et détente c’est-à-dire avoir des activités physiques sans gain ni profit parce que nous sommes enfermés à longueur de journée entre quatre murs.

Selon le professeur Seck : « du fait de nos activités de confinement liées à nos charges journalières professionnelles et de notre société de plus en plus technologique, sans compter les cités compactes construites de façon à ne pas tenir compte de notre bien-être, une activité physique « outdoor » nous permettrait de sortir de notre cadre habituel et de profiter de l’espace réservé au sport ou d’aménager un environnement qui nous donne une dimension humaine c’est-à-dire s’oxygéner dans les parcs aménagés, les parcours sportifs... ».

C’est devenu habituel au Sénégal. Se promener en fin d’après-midi ou le week-end entre la Baie de Soumbédioune et la Pointe des Almadies en passant par les Mamelles, ils sont des milliers à faire de la marche ou du jogging pour profiter de la brise et de la nouvelle allure de Dakar mais surtout pour retrouver la forme. Les plus discrets préfèrent simplement aller en salle pour suivre un programme minutieux concocté et dispensé par un moniteur. C’est valable aussi sur d’autres terrains. Peu importe le cadre, le prétexte est le même : faire du sport.

Bienfaits du sport chez les adultes


Quand le corps fonctionne, tout fonctionne ! Pas besoin d’en savoir beaucoup pour comprendre que la pratique d’un sport régulier fait autant de bien au corps qu’à la tête... Faire du sport est bon pour la santé et remonte le moral. Selon le site internet www.psychologies.com, la pratique régulière d’un sport a des vertus euphorisantes. Plus on s’entraîne, plus le corps émet ces endorphines. Et très vite, le sport peut devenir une drogue !

Faire du sport, c’est s’occuper de son corps. Consacrer un peu de temps à soi, c’est prendre le temps de s’écouter un peu... Cette intimité retrouvée avec soi-même, c’est se sentir physiquement exister. Cela peut aider à mieux appréhender l’environnement et les autres.

Réussir ou simplement progresser dans un sport, tenir ses objectifs, être assidu donnent de la force, aident à surmonter ses problèmes professionnels ou autres, et peuvent aider à reprendre confiance en soi.

Une séance de taï-chi ou de stretching (étirements sur de la musique douce) aide à éliminer le stress. Mais le sport ne fait pas maigrir facilement. L’organisme ne commence à brûler ses réserves de graisse qu’après 30 à 40 minutes d’exercice physique. Le sport peut en revanche ralentir votre rythme cardiaque au repos et améliorer votre respiration.
Il permet en outre de muscler un corps et de le tonifier. Un atout pour aborder la vieillesse et éviter les fractures...

En effet, l’activité physique retarde le processus de vieillissement. Une étude réalisée sur des sujets jeunes en bonne condition physique montre que plusieurs semaines de repos forcé provoquent des réductions spectaculaires : débit cardiaque (26%), capacité respiratoire (30%), consommation maximale d’oxygène (30%), masse musculaire (1.5%) correspondant à 30 ans de vieillissement.

Pour éviter cela, le professeur Seck préconise qu’il faut : « inciter les gens à bouger 30 à 45 mn de manière vigoureuse, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. Mais aussi, il faut manger davantage de fruits et légumes au moins 5 fruits et légumes combinés dans la journée, boire beaucoup d’eau, et compenser les activités où on est confiné dans des bâtiments devant des ordinateurs par la contrepartie naturelle qui est l’ouverture dans des espaces aménagés. Les gens doivent se déplacer sur 3 à 5 km sans attendre le bus ou descendre de leur voiture pour marcher. »

Quelles activités sportives pour les enfants ?

Une activité physique multiforme : jeux d’opposition comme un peu de la lutte qu’ils font naturellement entre eux, jeux collectifs sous forme d’intégration de nos jeux traditionnels (« langa bouri », « bay xal », « ya kabati kabatiya »...), jeux individuels de maîtrise du corps et des émotions (gymnastique, athlétisme, danse...), de maîtrise de l’espace et de l’environnement (la planche à voile, les activités nautiques - aquatiques). La relation avec d’autres en situation de duo ou duel comme les sports de combats (arts martiaux...) ou sports collectifs par exemple handball, football, basket volleyball... Tout ce qui fait bouger le corps et qui est un prétexte : la danse, l’expression théâtrale... et qui permet dès la maternelle d’avoir au moins 3 à 4 heures d’activités physiques par semaine. C’est le minimum qu’on peut recommander.

Faire son sport dans les règles de l’art

La première chose, il est indispensable de choisir un sport adapté à son âge, sa morphologie, son état de santé pour profiter pleinement des bénéfices qu’une pratique régulière peut vous apporter. Il faut également se fixer un objectif raisonnable. Cela ne sert à rien de pratiquer intensivement pendant quelques semaines, puis se lasser ou se décourager. Assiduité ! Avant de commencer l’entraînement, il faut trouver le temps et être régulier, l’idée c’est de se dire : « pas forcément beaucoup, mais régulièrement et longtemps ». Il faut trouver le juste équilibre qu’on appelle la diététique, l’art d’être raisonnable sur les rations entre sa vie physique, sa vie affective, psycho-sociale, familiale, et professionnelle.

Réactions

Mme Ndiaye, 47 ans
Je suis hypertendue et je suis sous médicament. Le médecin m’a recommandé de faire du sport, c’est pourquoi je fais de la marche pendant une heure de temps entre le rond point de l’Université Cheikh Anta Diop et l’Olymique club. Je m’adonne régulièrement à cet exercice en profitant de la mer à chaque fois que je suis à Dakar parce qu’il m’arrive de beaucoup voyager. Cela nous (avec Mme Doukouré) permet de décompresser et de discuter librement.

Mme Doukouré, 47 ans
J’ai du poids et il y a beaucoup de cholestérol. Raison pour laquelle je viens marcher pour éliminer la graisse et éviter certaines maladies. Souvent, je fais de la marche et quelques exercices du lundi au vendredi pour me remettre en forme.

Chantal Étoile Myreille Coly, 20 ans, marathonienne (l’As Police)
Actuellement, la saison sportive n’a pas repris. J’en profite pour courir, faire des mouvements et des exercices abdominaux. Cela évitera simplement de prendre du poids en restant à la maison.

Mamy Sy, étudiante en 2è année commerce international
Ces temps-ci, je suis sans activités. En restant à la maison sans rien faire, la paresse te guette. Donc, vu qu’aussi nous habitons non loin de la plage, nous venons ici entre filles pour faire du sport. L’exercice pour nous c’est simple. Nous courons un peu, après nous faisons des mouvements avant de terminer par des abdominaux même si nous n’avons pas de gros ventres (éclats de rire). Pendant l’année académique, nous trouvons difficilement le temps libre pour faire du sport : pour circuler à Dakar c’est tout un problème, tu reviens tard à la maison épuisée. Ceci fait que nous n’avons pas le temps de penser au sport. Ce qui explique que nous profitons de cette période creuse pour entretenir notre forme.

Salah Ezzedine, commerçant 52 ans
J’ai été opéré à deux reprises d’une hernie discale paralysante à la jambe gauche (sur son dos, on voit encore ses deux cicatrices). Grâce à la natation, j’ai réussi à échapper à une troisième intervention chirurgicale. En 1992, j’ai subi la première. En 1995 et 2000, j’ai eu une récidive. La dernière fois, j’ai été voir des médecins au Liban avant de revenir au Sénégal mais sans grand succès. Ensuite, je suis parti en France où un médecin m’a recommandé de faire de la natation pour éviter une troisième opération. De là, j’ai fait mes premiers cours de natation avec Hikmate Tajeddine qui m’a dit : « tu manges, tu respires, tu pries, tu dois nager ». Il m’a aidé à nager et m’a encouragé à faire m’a première traversée Dakar-Gorée en 2000. A la veille de chaque édition, il me file des astuces qui me donnent vraiment de la volonté. Avant, je m’entraînais entre 13 h et 15 h, mais depuis la fin du ramadan qui coïncide avec la rentrée des classes, j’ai peu de temps avec mes activités. Ceci fait que je ne m’entraîne qu’entre 18h30 et 20h en mer quand elle est belle et en piscine si elle ne l’est pas.

Xavier Larcher : directeur Accro Baobab
Le site c’est pour procurer de la sensation aux clients en toute sécurité. Cette sensation passe par différents niveaux. Le parcours adultes est conçu entre 7 m et 17 m de hauteur, rien que de monter et de se jeter dans le vide à cette hauteur procure d’énormes sensations. Ensuite, il y a différents moyens de franchissement pour aller d’un baobab à un autre. Cela peut être des balançoires, on a eu une pirogue suspendue à des poulies, donc il descend tout seul, des pompes singes... Il y a énormément d’ateliers différents pour vous procurer de la sensation. La grande tyronnienne, un baobab de 25 m de haut et partir sur 350 m de distance. C’est aussi une grande sensation ouverte et contrôlée où il y a 0% de risques. Même ceux qui ont très peur peuvent se surpasser et faire ces choses sans aucun risque.

Alain Hoffman, responsable Olympique club
A coté du fitness club, nous avons des sports en plein-air comme le tennis par exemple qui permet de travailler le cardio-vasculaire. Nous travaillons aussi le renforcement musculaire avec des mouvements de rotations, et une salle d’arts martiaux où on pratique du judo, du karaté, du kung-fu et une piscine d’aquadynamique. En fait, c’est un mélange d’aquagym avec des mouvements assez cardiaux. C’est un cours différent, plus dur, plus rapide sans se blesser parce qu’on se fait aider par l’eau. Pour l’obésité, il faut qu’on constate exactement ce qu’ils ont en surcharge et leur niveau de fréquentation du club. Après on leur adapte un programme doucement avec une longue répétition sur des tapis de course où ils peuvent commencer à marcher. Progressivement on augmente la cadence. Nous avons des vélos adaptés assis, allongé, semi-allongé, couché, qui permettent de ne pas trop tirer sur ses articulations en pédalant. En novembre, les cours de « body pump » vont démarrer.

Texte et photos : Alex Gaye

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