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Africa Eco Race : Julien Sanchez prêt pour le challenge du desert

Julien Sanchez repart cette année pour l’Africa Eco Race. Le jeune pilote de la Petite Côte représentera les couleurs du Sénégal à travers le Dakar Dream Team dont il sera l’unique membre pour cette édition. Entretien.

Partagez cette page Publié le 10 décembre 2015 | 0 commentaire

A quelques jours du départ prévu le 29 décembre à Monaco, il revient sur sa préparation, ses objectifs, sa passion pour la moto… L’arrivée sera jugée le 10 janvier au Lac rose.

Julien, qu’est-ce qui motive votre deuxième participation à l’Africa Eco Race ?

C’est d’abord une fierté pour moi de représenter encore le Sénégal. Deuxième chose, la moto et les rallyes ce sont deux passions pour moi. J’ai commencé tout jeune à faire de la moto depuis que je suis jeune. J’ai commencé à rouler au Lac rose, ensuite à m’entraîner ici à Mbour avant de faire mes débuts dans un rallye international. C’est important pour moi ! Je rêvais de cela depuis très longtemps, je l’ai réalisé l’année dernière. Maintenant, cela m’a ouvert des portes. Mon classement de l’année dernière m’a permis de décrocher de nouveaux sponsors pour partir sur mon deuxième Africa Eco Race. Je vis au Sénégal, donc arriver ici au terme du rallye c’est super. C’est une fierté de repartir sur ce rallye.

Comment préparez-vous cette édition 2016 ?

Je m’entraîne beaucoup. Cela fait bien six mois que je me prépare. Tout est bouclé ! On est à moins d’un mois du départ. C’est beaucoup d’entrainement physique, c’est du sport toute la semaine. Je m’entraîne avec mon ancienne moto. Je vais jusqu’à Saint-Louis, je fais de grandes boucles de 300 à 400 km.

On a de grandes étapes dans l’Africa Eco Race. Nous faisons des étapes avec des spéciales, de grandes liaisons qui font 400 à 600 km par jour. C’est énorme, il faut s’entraîner à rouler longtemps, passer 6 à 7 heures de temps sur la moto. Après je m’entraine sur le circuit terre de Sindia, cela ressemble un peu au Maroc, c’est de la latérite.

Je prends l’avion le 18 décembre pour rejoindre le sud de la France pour pouvoir m’entraîner avec ma moto qui est prête. Le départ est prévu le 29, ça va aller très vite.

Qui parle de sport mécanique pense au binôme véhicule-pilote. Vous partirez avec quel type de moto ?

Je pars avec une moto neuve préparée par JVO Racing en Espagne. Elle est beaucoup plus évoluée que la précédente. Je vous la présenterai quand elle sera ici. C’est vraiment une moto neuve avec de superbes équipements. Elle est présentement en France, cela ne sert à rien de la faire venir ici car le départ sera donné à partir de Monaco. C’est une Yamaha 450 YZF 2016. En attendant de poser le kit déco, des améliorations ont été apportées au niveau des réservoirs qui descendent dans le sabot moteur, une coque arrière beaucoup plus fine, un moteur plus dégagé et d’une manière générale une moto plus légère et plus maniable !

L’année passée, vous avez quelques soucis avec l’assistance. Comment vous organisez-vous cette année ?

Quand on part sans assistance, c’est toujours un peu compliqué. Vous partez le matin à 7h, vous rentrez à 20 h c’est très complexe. Quand on est seul, on est seul ! Vous rentrez, vous faites la mécanique, ensuite il faut aller manger, vous revenez pour finir de préparer la moto… C’est compliqué ! Cette année, j’ai eu l’opportunité de partir avec une assistance. J’espère que ça va me soulager !

C’est une assistance personnelle ou c’est un team qui sera à votre disposition ?

C’est un sponsor et surtout un ami qui me fait l’assistance. On peut dire que c’est une assistance personnelle. Il a un 4x4, il remorque tout ce qu’il faut.

Quels seront vos objectifs pour cette édition 2016 de l’Africa Eco Race ?

Le premier objectif que je me fixe c’est arriver. J’aurai du monde qui m’attend. J’ai beaucoup de soutien au Sénégal, surtout des motards. Après le classement dans la course, c’est secondaire. L’année dernière, j’ai fait un bon classement en terminant dans le top 10. Cela donne envie de faire beaucoup mieux.

Comment est née votre passion de la moto ?

Mon oncle a toujours fait du motocross, mes cousins en ont fait très jeunes. On a toujours été baignés dedans. Après c’est venu comme cela, j’ai par la suite fait du motocross, ensuite du rallye avant de me dire que je pouvais me lancer sur un rallye international. C’est un rêve de gamin qui se réalise. L’Africa Eco Race pour moi c’est comme le Dakar.

Quel est le budget de préparation et de participation de l’Africa Eco Race ?

Entre la moto, l’assistance et l’inscription il faut compter pas loin de 45 000 euros. C’est des gros budgets, c’est pourquoi sans sponsor c’est impossible de partir sur un rallye comme ça. Je remercie mes sponsors : Necotrans, Residence Totem, Cheikh Fall Alumium, Impact Moto 34, Thiès Equipement, Sobaco, Jvo Racing.

On te souhaite une bonne fin de préparation et une belle aventure !


Voir en ligne : http://www.africarace.com/fr/

Propos recueillis par Alex Gaye.

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