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Économie, environnement / Société, reportage

Bataille de trottoir entre automobilistes et vieilles carcasses de voitures

Les automobilistes devaient déjà se battre contre les piétons imprudents, les animaux en divagation, les étals de marchands. Aujourd’hui, d’autres adversaires, plus coriaces car ils ne bougent pas facilement, sont venus s’ajouter à la liste. Ce sont les carcasses de voitures qui ont pris racine sur les trottoirs de la capitale.

Partagez cette page Publié le 5 février 2018 | 0 commentaire

Dans sa belle voiture toute neuve, ce monsieur qui klaxonne depuis quelques minutes ne comprend pas pourquoi la voiture devant lui n’avance pas. Le malheureux aurait pu y passer la journée si un autre conducteur ne lui avait pas signalé que la voiture en question ne roulait pas, mais était plutôt stationnée là. Quand il redémarre en trombe, on comprend sa frustration et celle des autres automobilistes devant cette situation que l’on retrouve un peu partout.

Les rues de Dakar sont prises en otage par les mécaniciens qui, faute de place, parquent les voitures qu’ils sont sensés réparer n’importe où. Comme excuse, ils avancent le manque d’espace pour faire leur travail.

Sur les deux voies de l’ancienne piste, au lieu-dit garage mécaniciens, les voitures (surtout bonnes pour la casse) se comptent par centaines. Le lieu ressemble plus à une casse, car les voitures n’ont pas l’air de pouvoir rouler à nouveau. Les mécanos ne réparent pas pour libérer de l’espace, mais acceptent tout ce qui se présente même si c’est juste pour y enlever une pièce pouvant être utilisée lors de la réparation d’une autre auto. Quand c’est fait, la carcasse qui ne sert plus à rien prend racine. Lorsqu’il n’y a plus d’espace pour travailler, nos amis les mécaniciens ne trouvent rien de mieux à faire que de s’approprier tout espace disponible à proximité de leur lieu de travail. Voilà comment ces vieilles voitures se retrouvent à empiéter sur le passage des automobilistes.

Une image de désolation

De temps en temps, on assiste à des désencombrements qui virent toujours à l’affrontement avec les forces de l’ordre ou les agents des mairies chargés de déloger ceux qui n’ont pas de garages aux normes. Pas pour longtemps, les mécaniciens reprenant leur place initiale dès que la police se fatigue de jouer au chat et à la souris avec eux.

Risque d’accidents, embouteillages, enlaidissement du décor, ces vieilles carcasses sont une véritable plaie pour une capitale qui se veut touristique et environnementale.

Eva Rassoul

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