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Art et culture / Biennale de Dakar

Biennale de Dakar : installer des univers

Cette douzième édition de la plus importante biennale d’art contemporain en Afrique révèle un usage de plus en plus prononcé par les artistes du système des installations. Dans le In et dans le Off.

Partagez cette page Publié le 26 mai 2016 | 0 commentaire

De la plus minimale à la plus vaste, complexe ou limpide, les « installations » émaillent les expositions d’univers particuliers déroutants, qu’on a parfois du mal à décoder, mais d’où on ne sort pas indemnes. Le premier prix de la Biennale a d‘ailleurs été attribué à une installation, une ville de sable et de chimères posée dans une des salles de l’ancien Palais de justice ré-enchanté pour l’occasion.

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Exposition internationale

Il n’y pas qu’à l’Exposition internationale que les installations sont reines. Presque tous les quartiers de Dakar sont habités par des constructions étranges, et peu d’expositions ne proposent pas d’installations. Elles sont souvent interactives, comme le voyage intemporel organisé par Selly Rabby Khane, Elsewhen, qui propose carrément un voyage, dépaysant, futuriste et émouvant, au public, ou l’incontournable Joe Ouakam qui a transformé sa célèbre Cour du 17 rue Félix Faure au Plateau une immense installation complexe.

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Grande corniche Dakar

Alors que certains soulèvent chaque deux ans la problématique des budgets de la Biennale, et des retombées sur la population, il est important de souligner que chacune de ces installations a fait travailler beaucoup d’artisans, d’ouvriers, de fournisseurs. Par exemple les six pirogues pensées par l’artiste camerounais Barthélémy Toguo exposées devant la Villa Godfried à Ngaparou, ont nécessité trois mois de travaux de rénovation, puis de décoration. Le centre culturel Ker Thiossane, qui a gratifié le quartier de Ouakam de diverses installations participatives, a lui aussi employé une main-d’œuvre nombreuse.

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Keur Thiossane

L’aspect formation n’est pas à négliger. Beaucoup ont appris des techniques, comme celle du mapping, certes peut-être un peu trop rapidement, mais les bases sont là, ne demandent maintenant qu’à être explorées. Le « mapping », qui procède par projections lumineuses sur les bâtiments, a fait de la ville une installation vibrante, vivante.

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Village de la Biennale

De tous ces univers traversés nous garderons l’idée que l’imaginaire est un remède à la désillusion pessimiste qui pourrait nous envahir dans ce monde troublé, et ne pourrons être que rassurés par la puissance de création qui fait la spécificité de l‘humanité, et son charme principal.

  • Exposition internationale
  • Exposition internationale
  • Médina
  • Villa Godfried à Ngaparou

Texte et photos : Laure Malécot.

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