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Contrôles automobiles : le scandale de la visite technique

C’est un parcours du combattant et on se demande à quoi ça sert. Obtenir la visite technique demande que l’on se lève à l’aube pour espérer passer dans la journée, en croisant les doigts pour que son véhicule soit en bonne ordre de marche. Partout pourtant, de vieilles carcasses brinquebalantes roulent en toute impunité.

Partagez cette page Publié le 15 mai 2017 | 0 commentaire

La longue file de voitures qui stationnent au niveau du pont des Maristes en attendant de pouvoir accéder au centre de contrôle des véhicules est tout simplement hallucinant. Une attente qui crée des embouteillages monstres en ce lieu très fréquenté. Chaque jour, c’est un spectacle désolant de chauffeurs endormis dans leurs voitures qui s’offre aux passants. Pourtant il y a cinq ans, lorsque le contrôle technique du parc automobile du Sénégal a été confié au Bureau Veritas (leader mondial de l’inspection et du contrôle technique), les automobilistes avaient le sourire aux lèvres à l’idée d’avoir affaire à des professionnels reconnus.

Aujourd’hui, c’est la désillusion totale. Passer la visite technique est devenu un vrai parcours du combattant, pendant que les patrouilles de police ne laissent passer aucune excuse. Pour certains automobilistes, il faut se lever aux aurores, sinon passer la nuit dans la file pour espérer recevoir le sésame qui vous évitera une contravention. Pourtant, la visite dure moins de 30 minutes grâce à une technologie ultra moderne. Alors où la machine s’est-elle grippée ?

Le certificat d’aptitude technique, plus connu sous le nom de visite technique, détermine la fonctionnalité et l’état d’un véhicule. Il s’obtient à la suite d’une visite annuelle effectuée à la division régionale des Transports terrestres de Dakar.

Les freins, la direction et l’éclairage. Si ces trois organes sont en bon état, le véhicule est considéré comme apte. Par contre, si un dysfonctionnement est détecté, une liste des éléments à réviser est remise au conducteur qui dispose d’un délai d’au maximum un mois pour réparer les éléments en question et repasser une contre-visite. Après contrôle, le conducteur obtient son certificat et peut repartir tranquillement.

Officiellement, voilà ce qui permet de circuler la conscience tranquille. Alors que font tous ces cercueils roulants sur la route ? Des camions, cars rapides ou véhicules particuliers dont on se rend bien compte qu’ils n’ont pas de frein, pas de feux de signalisation, des pneus inadéquats, pour ne citer que ce qui se voit à l’œil nu. Des carcasses, bonnes pour la casse, qui roulent sans être inquiétées à toute heure de la journée, sous les yeux de ceux qui sont sensés les mettre hors circulation.

Ce problème est hélas récurent. E le débat n’est soulevé que lorsqu’un grave accident survient et qu’il y a mort d’hommes.

Eva Rassoul.

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