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Art et culture / Biennale de Dakar

Dak’art 2016 : un bilan positif

Dak’art 2016 s’est clôturée, après un mois d’effervescence, avec des discussions publiques qui ont permis de mieux en mesurer l’impact et de savoir si les objectifs avaient été atteints. Le leitmotiv « Ré-enchanter la ville », a manifestement donné une belle impulsion à cette édition, mise en place en à peine quatre mois, avec un budget bien en-deçà des autres biennales d’art contemporain, pour un résultat qui n’a rien à leur envier.

Partagez cette page Publié le 6 juin 2016 | 0 commentaire

D’une part l’Exposition Internationale à l’Ancien Palais de Justice, chaque jour visitée, est une grande réussite. D’autre part, grâce aux outils numériques, et à l’implication des cultures urbaines via le projet Urbi, porté par Delphine Calmettes, directrice de la Galerie le Manège, Dak’art a décloisonné l’art et atteint les quartiers populaires.

Marion Louisgrand Sylla, fondatrice de Ker Thiossane, qui depuis dix ans travaille à l’implication des arts numériques à Dakar, et y réussit bien avec des ateliers de formation dans le quartier de Ouakam, s’est félicité de la réussite du programme Afro pixel, qui a rencontré vraiment l’implication et l’enthousiasme de la population. Elle s’attelle d’ailleurs déjà avec Mauro Petroni à l’organisation du Parcours, en décembre, qui va à nouveau permettre aux artistes d’exposer et d’avoir une large visibilité.

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Le catalogue de la Biennale 2016

Comme en témoigne la large couverture internationale dont ce Dak’art 2016 a fait l’objet, la sélection officielle et le foisonnant OFF ont montrés la vivacité de l’art contemporain non seulement en Afrique, mais dans le monde, et le remarquable dialogue qui s’est noué entre les œuvres a formé un concert des artistes éloquent.

Mais, de l’aveu des organisateurs eux-mêmes, des ajustements structurels sont à affiner. Quand à la préparations de la 13e édition en 2018, le directeur artistique de la Biennale de cette année, Simon Njami, a rappelé le jour de la clôture, lors de la rencontre publique à la gare ferroviaire, qu’il serait bon qu’il y ait un lien entre les éditions, un suivi, ce qui n’a pour l’instant pas été le cas. Delphine Calmette a précisé qu’en terme d’affluence, et pour Simon Njami, de vente, l’impact de Dak’art 2016 est très positif, ainsi que pour ce qui est de l’implication des citoyens dans les préparatifs et le fonctionnement de cette biennale.

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Bénédicte Senghor (Afro Siders) et Simon Njami

Quand aux lieux réfectionnés pour l’occasion, et à leur devenir post-biennale, que ce soient Simon Njami ou d’autres intervenants présents comme Bénédicte Senghor, du collectif Afro Sider en charge de l’animation du Village de la Biennale à la gare ferroviaire (qui a aussi été un succès), ou Sylvette Diop (collectif Gaw Lab), tous se sont accordés à dire que tout dépendait des projets qui seront proposés à leurs propriétaires et à la mairie, par les acteurs culturels et les artistes eux-mêmes. « Le rôle des citoyens est d’être une force de proposition », a précisé Simon Njami.

Reste, pour trace, preuve, et mémoire, le très beau catalogue de la Biennale, en deux volume, assez cher à l’achat, édité pour la première fois par un professionnel, et distribué à l’international, dont les musée, bibliothèques, et un drôle de fanzine « La Visite des Citoyens », constitué de dessins recueillis auprès des visiteurs.

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Le fanzine Visite des Citoyens

Laure Malécot

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