







Ancien village de pêcheurs Lebou et Wolof, Dacar ou Dahar qui signifie « tamarinier » en wolof, est envahi par les colons au XIXe siècle, Gorée devenant surpeuplée. En 1857, l’armée est transférée sur le continent par le capitaine Protêt et s’installe sur l’actuelle Place de l’Indépendance. La ville de Dakar se développe alors avec, comme atout principal, son port naturel.
On retrouve dans l’organisation géographique de la capitale la politique coloniale ségrégationniste d’avant 1945 :
A l’Est, la zone industrielle borde la baie de Hann. Tout proche, le parc zoologique de Hann.
Au Nord enfin s’étendent les quartiers de banlieue de Parcelles Assainies, Pikine et Guédiawaye, qui rassemblent la moitié de la population de la ville.
Carte
Petit rappel historique...
Lorsqu’elle fut créée en 1895 l’Afrique occidentale française (AOF), la France choisit Dakar comme capitale alors que la gouvernance française se trouvait à Saint-Louis. Cela n’a toutefois rien d’étonnant : dotée du plus moderne et du plus grand port d’Afrique (c’est lui qui dessert la Mauritanie, la Haute Volta, le Mali, la Guinée, le Dahomey et même la Côte d’Ivoire, du seul complexe universitaire des terres africaines sous domination française, la ville s’est développée à un rythme exponentiel depuis sa fondation en 1857 par le capitaine Protêt et compte à l’aube du XXe siècle quelques 20 000 habitants. Cette désignation entraîne une ère de constructions prolifiques : palais du gouverneur général de l’AOF (devenu présidence de la République) en 1907, administration générale (devenu musée de l’IFAN) en 1930. Lors de l’indépendance, la population atteint le seuil de 300 000 habitants. Notons enfin que Dakar assume sans complexe son rôle de métropole politique, administrative, militaire, sociale et même culturelle de l’AOF.
Dakar, aujourd’hui métropole administrative, politique, militaire, économique, sociale et culturelle est une ville cosmopolite, africaine et européenne à la fois, de plus de deux millions d’habitants.
Le phare des Mamelles
Le phare est situé sur l’une des deux collines qui surplombent Dakar. Il fut construit en 1864, à une altitude de 105 m. D’abord alimenté au pétrole, le phare est désormais électrifié, mais son allumage reste manuel. Avant l’électrification, un système de balanciers faisait tourner la lentille.
Équipé d’une petite ampoule halogène de 1000 watts d’une durée de vie de 3000 heures et fonctionnant sur du courant alternatif à 220 volts, le phare produit un puissant éclat blanc toutes les cinq secondes. Une grande lentille de Fresnel sur bain de mercure joue le rôle d’amplificateur et lui confère une portée de 53 km.
L’accès au phare est gratuit. Le promeneur bénéficie d’une très belle vue sur l’ensemble de la presqu’île.
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