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Art et culture / Entretiens et portraits

Décès d’Abdoul Aziz Boye : Ciné banlieue et Ciné UCAD sont orphelins

Cet amoureux du cinéma qui aimait à faire partager ce qui relevait pour lui d’une passion dévorante s’est éteint le 9 novembre 2017.

Partagez cette page Publié le 13 novembre 2017 | 0 commentaire

Fondateur de Ciné-banlieue et Ciné-UCAD

De l’école Ciné banlieue au département cinéma que, par la force de sa passion, il a réussi à créer et asseoir sur la durée au sein de l’université Cheichk Anta Diop, Abdel Aziz Boye était l’homme des nobles missions, apprenant à ses étudiants le sens du partage entre autres valeurs essentielles. Ses cours n’étaient pas que des cours académiques au sens pur du terme mais étaient aussi des leçons de vie et savoir-vivre.

Pour lui, le cinéma était une leçon de vie, pour en faire, il fallait tout d’abord savoir naviguer dans les méandres de cette existence qui bien souvent relève du saut d’obstacles. De l’avis de monsieur Boye, il importait de posséder les bonnes armes afin d’opposer les bonnes réponses aux situations, quelles qu’elles soient : le cinéma relevant d’un réel tangible.

« Je suis un fou passionné de cinéma. Moi, j’ai commencé dans le cinéma, j’avais sept ans. A St Louis du Sénégal où je suis né, nous faisions ce cinéma qu’on avait à l’époque avec le carton sur lequel on plaçait un tissu blanc derrière. On allumait une bougie et faisait bouger des images. Et le cinéma ne m’a jamais plus quitté  ».

Saint-Louis comme dernière demeure

C’est dans cette même cité de Sain- Louis, sa ville de cœur et d’origine, qu’est retourné son corps en ce samedi 11 novembre.

Monsieur Cinéma est mort, mais ses œuvres demeurent ainsi que son héritage distillé en divers cinéastes qui grâce à lui ont embrassé leurs rêves – l’un d’eux partit jusqu’au festival de Cannes – tous ces petits Aziz Abdul Boye cinéastes qui ont éclôt grâce à la pugnacité de cet homme modeste qui aimait à raconter ses rencontres à Saint-Germain-des -Prés avec des stars tels que Gainsbourg.

L’homme buriné et à la voix rocailleuse n’est plus, ne dispensera plus ses leçons de cinéma qui, de fait, armait ses élèves afin qu’ils soient en mesure de pleinement embrasser le monde et créer une destinée qui leur soit propre.

Irène Idrisse avec Senciné

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