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Chroniques / Société, reportage

Du calvaire d’arborer un relief plat en zone cambrée

Le Sénégal est la zone des rondeurs magnifiées. Cependant, toutes les silhouettes y sont représentées : l’androgynie chère à certains créateurs y est sublimée par des corps fuselés, les corpulences moyennes y sont dûment représentées, les tailles XXL, à la Rubens, également.

Partagez cette page Publié le 29 janvier 2016 | 0 commentaire

Si une silhouette a l’heur de ne pas plaire à Mustapha, elle plaira à Mamadou, Giovanni ou Dupont, André Dupont.

Toutefois, derrière cette extravagante palette de goûts, existe une constante : en Afrique, le postérieur se doit d’être rebondi. Autrement dit, c’est cambré que se porte le boom boom thicaboom.

Que la femme/fille soit mince comme un haricot vert non cuit, de taille moyenne, ou que son corps se déploie en une abondance de chair, la fesse, c’est haut perché qu’elle se porte. Haut perché et en apesanteur.

Si vous tombez sur un derrière à la platitude non homologuée par la loi du «  toutes cambrées sinon y a pas moyen  », achtung ! produit d’importation. Made in China, France, Espagne etc, longue est la liste des pays à la cartographie pile plate et, pour certains, novices en contrefaçons de cambrure.

Pour parler clair, quasi tous les postérieurs, africains de souche s’entend, sont rebondis. Au-delà de la couleur, c’est d’ailleurs à cela que l’on reconnaît l’une des facettes les plus spécifiques de l’African Touch.

Le derrière plat traumatise tant que les séances de gymnastique ciblées abdo-fessiers se voient envahies par des filles/femmes venues se remodeler l’arrière-train afin de ne pas faire pâle figure face à la rotondité arrière propre au continent.

Le comble du chic et choc étant de réussir, même en Afrique, à entrer dans la catégorie celles possédant un beau booty XXX. Pour certaines, faire partie de ce club du derrière s’avérera aussi important que l’obtention d’un Phd en physique nucléaire.

Le fessier plus plat que « le plat pays qui n’est pas le nôtre » détonne, tant il est vrai que nos grands-mères, mêmes ridées comme des parchemins, continuent d’arborer un physique avenant… côté pile.

Le postérieur tellement plaqué au corps qu’on se demande si la concernée est réellement de dos impose la question ultime : « mais c’est quoi même ? ».

Sans injection ni chirurgie, les filles africaines naissent, vivent et meurent avec cet ornement que la Nature leur a généreusement greffé. Et que par facétie de cette même Nature, ces nanties ne peuvent admirer qu’en se mettant un miroir… dans le dos.

Lorsque les Européens s’extasient sur une de leur actrice naturellement cambrée, les Africains de ricaner en douce en se demandant cambrée par où, tant ladite cambrure est à leurs yeux inexistante.

Tant de circonvolutions et non circonvolutions pour parler de « la partie la plus confortable de notre anatomie » dixit Sarkozy, roi des républicains, qui a l’air de s’y connaître en matière d’assises.

La sombre réalité est que dans la vie, le derrière a tant pris les devants que cela en est devenu presque un sacrilège que d’en être réduit à s’asseoir dessus.

Qu’on se le dise. On vous l’écrit. À part ça, ça va.

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