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Fripes attitude : la nouvelle tendance

Il est loin le temps où il fallait se cacher pour aller acheter ses vêtements dans les marchés hebdomadaires, pour éviter qu’on sache que vous vous habillez moins cher. Porter des vêtements de seconde main n’était pas ce qu’il y avait de plus classe. Les choses semblent avoir changé aujourd’hui.

Partagez cette page Publié le 12 juin 2017 | 0 commentaire

Au marché aux fripes, devant les étals des vendeurs, on trouve aussi bien la femme portant du Chanel 5 avec sa clé de voiture en main, que la jeune étudiante sans le sou. Toutes redeviennent de simples femmes devant un morceau de tissu. Peu importe d’où il vient, combien il coûte, seul compte son design.

Et c’est vrai que ces marché hebdomadaires que l’on retrouve dans différents quartier de Dakar sont de véritables cavernes aux trésors. Manteaux à la Olivia Pope, robes aperçues lors d’une montée de tapis rouge à la télé, pantalons portés par Beyoncé lors d’un concert, tout simplement une aubaine pour ceux qui veulent être chic sans se ruiner.

La nouvelle vague de clients qui investit les marchés de friperie ont pourtant parfois les moyens de shopper dans les boutiques. Mais il semble que la friperie ait la cote ces derniers temps. Les acheteurs expliquent aimer cette ambiance festive, ce côté populaire (se faire bousculer ou se disputer un vêtement avec un autre client). Mais plus que tout, certaines « shopping addicts » disent trouver leur compte dans la friperie. Pour elles, depuis quelques années, les vendeurs ont commencé à proposer des articles de qualité. Des vêtements qui viennent des Etats-Unis, de l’Italie, de la France, de l’Angleterre. Des articles encore neufs et sans défaut. Et contrairement aux boutiques, on ne retrouve pas le même vêtement sur vingt personnes dans la rue. Les articles sont souvent uniques.

C’est donc sans surprise que l’on peut croiser maintenant une femme avec qui on s’est disputé un jean à 1 000 FCFA le matin en train de sabler le champagne le soir dans une boîte de nuit aux Almadies. La friperie ne connait plus les classes sociales, elle ne parle qu’aux amoureux de la sape. Avec moins de 5 000 FCFA vous pouvez vous habiller pour une soirée de gala au King Fadh Palace et ne pas rougir devant une personne qui aura dépensé 500 000 FCFA pour sa part.

C’est vrai que vous n’aurez pas le sac Louis Vuiton de la boutique, ni le parfum subtil des vêtements de prêts-à-porter, mais vous aurez une copie tout aussi belle et élégante que l’originale, et à moindre coût.

C’est au marché Colobane que les vendeurs vont se fournir en ballots. Deux, voire même trois pâtés de maisons sont occupés par ces magasins. Chez Boubacar Diallo, on ne vend que de la marchandise qui vient exclusivement des Etats-Unis. Les prix de ballots de vêtements (chemises, robes, pantalons, etc) varient entre 20 000 FCFA et 30 000 FCFA. Il sourit en confiant que c’est un business qui se porte bien, car les marchandises se vendent comme de petits pains. « Nous avons des arrivages fréquents, car la demande est forte. surtout pendant l’été et la période du froid », confie-t-il. Dans chaque ballot, vous avez environ 250 à 300 pièces. De quoi rendre heureux les sapeurs.

Contact :

Lamat Industry sarl, marché Colobane
77 343 06 07/ 70 715 70 01

Texte : Eva Rassoul/ Photo : Ndella Taylor

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