Menu

Accueil / Découvrir / Culture, artisanat, loisirs / Le bogolan, un tissu fétiche

Originaire du Mali

Le bogolan, un tissu fétiche

Au toucher c’est du coton, à l’œil nu ça donne habituellement une couleur bicolore. A Tambacounda, c’est au village artisanal qu’on le trouve. Le bogolan attire toujours l’attention de celui qui le voit pour la première fois. Rencontré dans son stand, M. Adama Touré dit Sissoko a bien voulu nous parler du bogolan.

Partagez cette page Publié le 26 septembre 2016 | 0 commentaire

Le bogolan trouve son origine au Mali. Le mot signifie en langue bambara la technique de l’argile (bogo : argile, lan : technique). Mais si le bogolan a longtemps fait partie du textile de la région de Tambacounda, c’est bien parce que le Sénégal oriental, en plus d’être frontalier avec quelques pays de la sous-région ouest africaine, abrite une forte communauté malienne notamment les maningas (les mandingues). De plus « tout ce qu’on a besoin pour faire du bogolan se trouve à Tambacounda » nous confie Sissoko qui dispense fréquemment des sessions de formation aux jeunes filles sur la fabrication de ce tissu bien particulier conçu artisanalement.

M. Touré, artiste plasticien, nous explique que le bogolan au départ c’est du coton tissé, filé à la main ; nsuite sont entamés les mélanges en vue d’obtenir les différentes couleurs. C’est ainsi que le noir s’obtient à partir de l’argile, le blanc est issu d’une association entre l’eau de Javel et un produit lessive (appelé Omo en wolof). La teinture sert de fixatif. Et pour avoir une variation des couleurs sur le bogolan il faut mélanger l’argile, la cendre et la teinture. La coloration est aussi produite à partir de feuilles d’arbre dont le nom ne nous a pas été donné par Sissoko, secret oblige.

Quant aux motifs qui apparaissent sur le bogolan, c’est lui qui les dessine d’habitude à main levée. Ce qui fait sans doute que le bogolan est joli à voir et qu’il est souvent utilisé pour l’ameublement, la confection de tableau, les nappes de table, les couvre-lits. L’habillement masculin et féminin n’est pas en reste. Nous avons des chemises qui coutent 10.000 f cfa, des grands boubous à 20.000 f cfa, des habayas. Tous en bogolan.

Enfin dernière chose à savoir sur le bogolan : il nous protège contre les mauvais yeux, les mauvaises langues et les mauvais esprits.

Amédine Faye, correspondant à Tambacounda.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

À la une

  • Le solaire est-il rentable dans les villes du Sénégal ?

    Le solaire est-il rentable dans les villes du Sénégal ?

ACTUALITÉS

  • Galerie Keur Marie Ganaar : une coopérative d'artisans créateurs
    Galerie Keur Marie Ganaar : une coopérative d’artisans créateurs
  • Joe Ouakam n'est plus : salut l'artiste
    Joe Ouakam n’est plus : salut l’artiste
  • Alun Be : « Je souhaite faire des photos de visage toute ma vie »
    Alun Be : « Je souhaite faire des photos de visage toute ma vie »
  • Dr Marie Dialo, pharmacienne d'industrie : « Développer le pays en créant les ressources »
    Dr Marie Dialo, pharmacienne d’industrie : « Développer le pays en créant les ressources »
  • Dip : une nova du hip hop sénégalais
    Dip : une nova du hip hop sénégalais
  • Dakar : mais où est passée la mer ?
    Dakar : mais où est passée la mer ?

Cherchez dans le répertoire

Top