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Un masque et une danse

Le Kumpo, une figure mythologique des peuples de la forêt au Sénégal

Le Kumpo   est une figure traditionnelle mythologique des peuples Diola et Manding de la Casamance et de la Gambie dont il est difficile de dire l’origine exacte. Il est à la fois un masque et une danse du clair de lune pour faire appel à cet esprit qui sort alors de la forêt où il demeure.

Partagez cette page Publié le 28 mars 2018 | 0 commentaire

L’étymologie exacte du nom ne peut être donnée avec certitude : il serait une déformation du mot wolof Kumpa qui veut dire ce qui est secret parce qu’il suscite la curiosité ; ou alors ce qui est réservé à des initiés et donc qui ne peut être déchiffré par un profane. D’autres, encore, situent l’origine du Kumpo   chez le Kommo qui serait un associé du pouvoir Manding.

Ce culte du secret explique le fait que pour s’habiller, le kumpo doit se retirer en forêt accompagné d’hommes initiés et aucune femme ne doit assister à la scène. Tous ces aspects se retrouvent chez le kumpo, lui conférant une dimension fantasmagorique.

A l’instar du Kankourang, les aspects mystique et didactique ne peuvent être détachés du kumpo. En effet, on ne connait jamais la vraie identité du porteur du masque, exorciste des esprits maléfiques. En plus d’être un masque protecteur des cérémonies d’initiation, il est garant de l’ordre et de la justice. Le kumpo est vecteur de certaines valeurs comme le respect des ainés et des anciens, la richesse et la puissance de la nature en pays Joola, les valeurs de partage, le sens de la responsabilité ou encore la vie en communauté…De plus, n’importe qui ne porte le masque : il faudrait posséder un certain pouvoir surnaturel et être préalablement initié aux pratiques ésotériques. En plus du mystère, le masque a une dimension esthétique de par la recherche de la beauté du geste et de par la dextérité dans les pas de danses.

Le kumpo serait le chef d’une famille de cinq masques au total, qui l’accompagnent lors des fêtes dont le Samay et le Niasse qui lui servent d’escorte. Le Samay, sous l’apparence d’une panthère, joue le rôle de maitre de cérémonie avec charge de mettre de l’ordre. Pourtant, le Samay également appelé ekumba karamba signifierait « cochon sauvage ». Son identité est également inconnue. Mais le grand maitre reste le kumpo.

Les localités réputées pour leur kumpo sont les pays Diola, Manding et Baynuk.

Eva Rassoul avec www.inventairefatick.cr / Photo : Seleki et Madina Dafé

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