Menu

Accueil / Découvrir / Cuisine et alimentation / Recettes de cuisine / Le ngalakh, un repas de Pâques

Pâte d’arachide et pain de singe

Le ngalakh, un repas de Pâques

Comme pour toutes les religions, le partage est un principe cher au christianisme. Il se matérialise à travers l’aumône et l’entraide, surtout durant les célébrations cultuelles. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le repas distribué aux non-chrétiens à l’occasion des fêtes de Pâques : le ngalakh.

Partagez cette page Publié le 26 mars 2016 | 0 commentaire

C’est à l’aube que la famille Cabo habitant le quartier Quinzambougou de la commune de Tambacounda s’est réveillée. Sous nos yeux, Rose, l’aînée de cette famille de huit enfants se pointe au robinet pour chercher de l’eau en vue d’entamer le mélange : pour préparer le ngalakh il faut du sucre, du mil, de la pâte d’arachide, du pain de singe, du sucre, de l’arome, de l’ananas, de la noix de coco, du raisin.

Dans la cour, de grands récipients contenant du pain de singe et de la pâte d’arachide. Autour de ces bols, Rose et sa voisine commencent le mélange en attendant que les quelques femmes du quartier arrivent pour leur donner un coup de main.

Préparation du ngalakh

Durant plus d’une heure, elles trempent le pain de singe dans chacun des récipients qui contient déjà de l’eau et de la pâte d’arachide. Au final on obtient un liquide très consistant auquel la pâte d’arachide donne une couleur marron. Parallèlement, du couscous à base de mil est préparé qu’il s’agira ensuite d’ajouter dans ce liquide pour avoir enfin du ngalakh. Quant aux arômes, aux tranches d’ananas, au sucre, au coco râpé, au raisin, c’est pour donner un goût succulent au ngalakh qui est mis au frais pour éviter qu’il ne fermente.

Si certaines familles chrétiennes choisissent le vendredi saint, dernier vendredi du mois de carême, d’autres par contre attendent le lendemain pour préparer ce repas qui est très prisé par les musulmans. Antoinette Cabo explique que si les musulmans aiment le ngalakh, c’est bien parce qu’il a la bénédiction de Dieu. Mais pour beaucoup de prêtres, ce repas n’a pas une histoire particulière de la religion chrétienne.

A la fin de la préparation, des pots, des bouteilles, de petits seaux se bousculent prêts à être remplis et distribués aux voisins et aux proches, qu’ils soient chrétiens ou non. Le ngalakh, en plus de symboliser le partage, renforce la cohésion sociale entre les différentes confessions religieuses au Sénégal.

Le ngalakh

Voir aussi

> Les religions et les croyances du Sénégal

Texte et photos : Amédine Faye, correspondant à Tambacounda.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

À la une

  • En vidéo, balade dans le Sine Saloum

    En vidéo, balade dans le Sine Saloum

ACTUALITÉS

  • Traversée Dakar-Gorée 2017 : un petit jeune de 16 ans s'offre la tête des anciens
    Traversée Dakar-Gorée 2017 : un petit jeune de 16 ans s’offre la tête des anciens
  • Tourisme au Sénégal acte 5
    Tourisme au Sénégal acte 5
  • Payer moins cher votre séjour à l'hôtel : les conseils de quelques professionnels
    Payer moins cher votre séjour à l’hôtel : les conseils de quelques professionnels
  • Et le premier pays africain à légaliser la culture du cannabis à usage médical est…
    Et le premier pays africain à légaliser la culture du cannabis à usage médical est…
  • Le nouveau dg d'Air Sénégal imprime sa marque : plus de cash et plus d'avions
    Le nouveau dg d’Air Sénégal imprime sa marque : plus de cash et plus d’avions
  • Afro basket 2017, les lions décrochent seulement le bronze
    Afro basket 2017, les lions décrochent seulement le bronze

Cherchez dans le répertoire

Top