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Maleyka+ : « Nous sommes des révolutionnaires ! »

Tu es différent, je suis différent, nous sommes différents, mais au fond, nous sommes tous les mêmes. Nous habitons tous dans un même petit village appelé le monde…

Partagez cette page Publié le 1er décembre 2006 | 0 commentaire

Telle pourrait être l’une des devises du groupe Maleyka+ (du mot « Malaaka » en wolof voulant dire ange et « + » pour la positivité de leur message) qui, composé des musiciens André Casimir Diouf au clavier, Badou Alex Kamara à la guitare, le grand Cheikh Mbacké Seck aux percussions - chant et El Hadj Samb à la batterie, Zacharia Tamba à la basse et Maude Caillat au Sax sont rassemblés derrière leur « ange » venu du Japon, Kae Amo alias Mame Diarra Fall.

Quand le pays du Soleil Levant rencontre le pays de la Téranga  , le résultat ne peut être qu’époustouflant…

Venue du Japon il y a exactement 2 ans, après avoir fait une année d’échange entre son université à Yokohama et l’Ucad, cette artiste passionnée de danse et de musique a été séduite par le Sénégal après un concert d’Ismaël Lô et sa rencontre avec Doudou Ndiaye Rose lors d’un stage de percussion au Japon. Sa présence scénique et sa musique d’un côté et l’ouverture d’esprit de l’autre n’ont fait que renforcé son désir de vouloir visiter le Sénégal. Le jour où elle a mis enfin les pieds sur le sol africain, ce fut comme une révélation. « C’est comme si spirituellement j’étais revenue chez moi, je n’arrive pas à l’expliquer. J’ai toujours été intéressée par l’autre, et par ses différences, car dans la différence de chacun il y a toujours quelque chose à prendre, et en même temps nous avons tellement de choses en commun. C’est un métissage constant qui m’aide dans la vie de tous les jours. C’est comme de nouvelles couleurs que je rajouterais à mes habits et qui m’aideraient dans mon enrichissement personnel et la compréhension d’autrui. Je porte ces différences en moi. »

Plus qu’un groupe, une façon de vivre

Maleyka+ est plus qu’un groupe, c’est une façon de vivre. Mélangeant différents styles de musique tels que le Mbalax, le Jazz, la Salsa, le Reggae ou le Hip Hop, ils chantent en différentes langues, du wolof au français, en passant par le pulaar, l’anglais et le japonais.

Grâce à leurs expériences en Inde, aux Etats-Unis, au Maroc et en Espagne, la composition des textes relève d’une constante remise en question du monde et de ses valeurs, avec une recherche quasi-académique sur les textes anciens et les poésies, en s’inspirant beaucoup de Kocc Barma, de Serigne Mousaka et de Senghor pour le Sénégal, mais aussi des poètes japonais tels que Kenji Miyazawa.

Parmi les thèmes qui les interpellent particulièrement, figure la mondialisation qui à leur avis a transformé le monde en un petit village : « la science et les moyens de communication nous ont amené aujourd’hui à reconsidérer la planète d’une autre manière. Tout d’un coup, la planète s’est rétrécie. La mondialisation est un phénomène qui nous atteint dans la vie de tous les jours, qu’on le veuille ou non. Un sénégalais qui se lève par exemple le matin et allume sa radio se retrouve en train d’écouter de la musique américaine, boit son café colombien, s’habille avec sa chemise faite en Italie et sa veste cousue en Espagne, se rend au travail dans sa voiture de marque japonaise. Sans s’en rendre compte, il a déjà fait le tour du monde sans prendre l’’avion ».

Kae clame haut et fort qu’elle compte passer le reste de sa vie en Afrique et son rêve pour Maleyka+ est que sa musique puisse traverser et toucher toutes les couches sociales sans distinction. Avec un clip « Hélo Hélo » qui passe déjà à la télé nationale et un album en préparation, elle veut que la musique de Maleyka+ puisse changer les vies des personnes qui l’écoutent comme celle d’Ismaël Lô, la première fois qu’elle l’a écoutée au Japon. « On veut révolutionner la musique petit à petit car ;ndank ndank moy diapp golo si niayes ;. Voilà notre rêve pour Maleyka+, et on espère que cela va se faire, Inshallah… »

* Littéralement : C’est en allant doucement qu’on attrape le singe dans la brousse ou petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Contact : http://www.maleyka.populus.ch - maleykaplus yahoo.fr
Manager : Ibrahima « Gaucher » - wassod hotmail.com

Jaime Ibrahim Mayaki

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