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Senghor et la francophonie à Dourdan (France)

Pour illustrer la Francophonie "Dourdan d’aujourd’hui" a rencontré quatre personnalités qui ont participé à la Foire Ventôse 2006 : deux auteurs, un réfugié politique Afghan et un Belge - commissaire de l’année Senghor !

Partagez cette page Publié le 1er avril 2006 | 0 commentaire

« Lorsque fut décrétée la Foire Ventôse par le Directoire, le 23 frimaire de l’an VII, la langue française était parlée par tous les gens instruits aux quatre coins de l’Europe. Diderot et Voltaire dialoguaient, en Français, avec le roi de Prusse et avec l’Impératrice de Russie. La mondialisation des esprits et des échanges se faisait alors dans notre langue. C’était, il y a plus de deux siècles et les temps ont bien changé. La langue des encyclopédistes a été supplantée par la langue des affaires. La défense de la langue française est un combat de tous les jours qui justifie la décision de faire de l’année 2006, l’année de la Francophonie.

J’ai fait appel à mon ami Roger Dehaybe pour présider la Foire. Il fut pendant des années l’administrateur de l’Agence Internationale de la Francophonie. Il est aujourd’hui, au coté du Président Abdou DIOUF, le Commissaire de l’Année Senghor. Issu de la Communauté Walone de Belgique, Roger DEHAYBE a consacré une grande partie de sa vie à la défense de notre langue et des cultures de la Francophonie ».

Extrait du discours de Yves Tavernier Maire de Dourdan.

« La Francophonie, c’est le message de Senghor de tolérance et d’amour entre les peuples … »

« À la Foire Nationale de Dourdan, la Francophonie est bien présente. Aujourd’hui dans le parc de la mairie étaient réunies les mémoires de Léopold Sedar Senghor et de François Mitterrand. Ils ont tous deux été ministres de la 4e République, ils ont tous deux été actifs au sein de l’internationale socialiste, ils ont tout deux œuvré pour la Francophonie. Dourdan s’inscrit dans la Francophonie ; je salue sa politique de jumelage avec le Québec et le Mali.

ROGER DEHAYBE

« La Francophonie, ce fut mon lycée à Kaboul … »

« Je suis venu en France en 1983 avec un statut de réfugié politique. À l’époque mon pays était en guerre avec l’Union Soviétique. Issu de la famille royale je suis allé au lycée Français de Kaboul (Afghanistan). C’est le lycée le plus moderne du pays et le premier lycée français de toute l’Asie. Toutes les élites, garçons et filles confondus suivent les enseignements de cet établissement. Pour moi, c’est cela la Francophonie ! ».

Omar Nasser

« Pour un espace démocratique… »

La francophonie a certes comme support la langue française devenue un outil fédérateur et d’échange pour des peuples de contrées et de cultures différentes. Mais doit-on la réduire à un aspect linguistique et culturel pour la promotion et la défense du Français ?

S’il est vrai que bon nombre de peuples ont adopté cette langue, il n’en est pas moins vrai que ce ne fut pas un choix délibéré pour la majorité d’entre eux. La colonisation ayant stoppé le cours naturel du développement de ces peuples, n’a pas simplement imposé une langue mais elle a aussi forgé une identité : celle du « métisse culturel » Ce volet de l’Histoire fait de la France et ses anciennes Colonies des acteurs d’un destin commun. Aussi, devrait-on envisager la Francophonie autrement que dans son expression d’un humanisme aux allures paternalistes ou celle d’une machine de guerre montée par un impérialisme du plus puissant. La francophonie devrait se nourrir de liens d’une autre nature pour devenir un « espace démocratique »

Fanta-Taga Tembely auteur de Dakan.

« Une source d’espoir pour 175 millions de francophones … »

« Fêtant ses 35 ans d’existence, la Francophonie est devenue un outil universel de reconnaissance de la diversité culturelle de la planète.

Elle a engagé des combats en faveur de la démocratie et de la résolution des crises et des conflits aux quatre coins de la planète. Aujourd’hui reconnue, respectée, mais aussi copiée par d’autres communautés de langues, la Francophonie a, incontestablement, atteint l’âge de la maturité.

Elle constitue aussi une source d’espoir pour 175 millions de francophones répartis sur les 5 continents, et pour plus de 700 millions de citoyens de notre planète qui vivent dans un pays membre de la Francophonie et qui ne souhaitent pas se voir imposer une langue et une pensée uniques. En ce sens la Francophonie peut également être perçue comme un outil de résistance universel ».

Gérard Sournia, auteur de l’atlas mondial de la Francophonie.

Photo :Roger Dehaybe, commissaire de l’année Senghor et Yves Tavernier Maire de Dourdan inaugurent le rond-Point Léopold Sedar Senghor le 1er avril 2006. © François Poche
http://www.mairie-dourdan.fr/

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