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Kafaken Agniil

C’est une association qui regroupe les filles diplômées (au moins le BFEM) de la communauté rurale de Santhiaba Manjaque, dans le département d’Oussouye, région de Ziguinchor

Partagez cette page Publié le 24 avril 2014 | 2 commentaires

Elle a pour objectif de lutter :

  • pour le retour des déplacés, étant donné que c’est la CR la plus touchée par le conflit casamançais ;
  • pour la scolarisation des enfants issus des familles déplacées (création d’un centre d’accueil à Oussouye pour ces enfants) ;
  • pour l’inscription et le maintien des filles à l’école ;
  • contre l’exode rural en créant des activités génératrices de revenus pouvant retenir les filles sur place ;
  • pour la conscientisation et la capacitation des OCB de cette CR dans les domaines de l’éducation des enfants, de la santé, de l’hygiène, etc.

Courriel : kafakenagniil yahoo.fr

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  • Sénégal

    TERMES DE REFERNCES

    THEME : Lutte pour la scolarisation des enfants issus des familles déplacées de la Communauté Rurale de Santhiaba Manjaque.

    CONTEXTE ET JUSTIFICATION
    Vu son impact sur l’ensemble des activités économiques et des programmes de développement, l’analphabétisme est considéré comme un grand handicap pour l’individu et sa communauté. En effet, selon nos lectures et nos expériences quotidiennes, nous avons constaté que les analphabètes sont généralement incapables de bien s’occuper de la santé, de l’hygiène et de la nutrition de leur famille et d’eux-mêmes, et de l’éducation de leurs enfants.
    Pour appuyer nos dires, nous avons ces exemples :
    • Existence de plusieurs maladies : à cause du manque d’hygiène, de la malnutrition, parce qu’ils sont pauvres et moins avertis.
    • Pertes de vies humaines : Dans les pays qui enregistrent les plus faibles taux de scolarisation, on remarque les taux de mortalité maternelle et infantile les plus élevés avec ; selon l’UNICEF, 15% des enfants qui meurent avant l’âge de cinq ans.
    • Problèmes d’éducation : il est admis que les enfants issus des parents analphabètes ont moins de chance d’aller et/ou de réussir à l’école.
    • Violence chez la femme : La femme analphabète est la plus touchée par le phénomène de la violence ne connaissant pas ses droits. Egalement à la maison, certaines femmes sont souvent violentées, pas parce qu’elles ignorent leurs droits, mais parce qu’elles dépendent financièrement de leurs maris quant à cause de la pauvreté.
    Il est également à noter que l’analphabète a moins de possibilité pour trouver de l’emploi. Même dans d’autres activités comme l’artisanat, l’agriculture, dans les foyers, etc. il est souvent le moins performant.
    Aujourd’hui, il est écrit et soutenu presque partout que c’est ce phénomène de non instruction qui induit à des situations de pauvreté, de vulnérabilité, de marginalisation, de sous information, de manque de savoir faire et être… remarquées le plus souvent chez les analphabètes. La conséquence, non seulement ces analphabètes n’ont pas la capacité à participer au processus de développement communautaire de tout genre, mais constituent également une charge lourde pour l’humanité (charges sanitaires, d’alphabétisation et scolaires pour leurs enfants) vu leur vulnérabilité.
    Alors, puisqu’il frappe un grand nombre de la population mondiale, les décideurs ont compris qu’il serait utopique de vouloir résoudre les problèmes de développement qui sont si énormes en laissant en rade celui-ci et se sont lancés dans une politique de lutte pour l’éducation pour tous.
    C’est ainsi que la question de la scolarisation des enfants est devenu l’un des problèmes qui préoccupent actuellement l’humanité toute entière. Son importance a été prouvée à maintes reprises avec :
     En 1948, il a été affirmé dans de la Déclaration Universelle des droits de l’homme que « toute personne a droit à l’éducation ».
     Du 5-9 mars 1990 la Conférence mondiale sur l’Education Pour Tous tenue à Jomtien en Thaïlande. Lors de cette rencontre, les délégués de 155 pays ainsi que des représentants de quelque 150 organisations ont convenu d’universaliser l’enseignement primaire et de réduire radicalement l’illettrisme avant la fin de la décennie.
     Six ans après la Conférence de Jomtien, la Réunion du Forum consultatif international sur l’Éducation pour tous à mi-parcours de la décennie à Amman (Jordanie) a rassemblé, du 16 au 19 juin 1996, quelques 250 décideurs de 73 pays, notamment des ministres de l’éducation, ainsi que des représentants d’organismes bilatéraux et multilatéraux et d’organisations non gouvernementales. Son objectif était de faire un bilan des progrès accomplis depuis la Conférence de Jomtien.
     Le Forum mondial sur l’éducation qui s’est réuni à Dakar (Sénégal) du 26 au 28 avril 2000 est le premier et le plus important évènement en matière d’éducation au seuil du nouveau siècle. En adoptant le Cadre d’action de Dakar, ses 1 100 participants ont réaffirmé leur engagement de réaliser les objectifs de l’Éducation pour tous au plus tard en l’an 2015.
    Mais malgré tous ces efforts consentis, beaucoup d’enfants n’ont toujours pas accédé à l’école.
    C’est le cas des enfants de la Communauté rurale de Santhiaba Manjaque. Elle se trouve dans l’arrondissement de Cabrousse, département de Oussouye. Elle est la partie la plus touchée du département par la crise casamançaise. En effet, tout a commencé dans ses terres ; c’est vrai que l’affaire de la rébellion a existé depuis les années 80, mais elle était presque froide à cette époque. Il faut donc attendre en 1990 pour la voir complètement exploser dans la presque totalité de la Casamance suite à l’accrochage qui a eu lieu à Djirack (village de la CR/SM) entre le Sénégal et la Guinée Bissau. Alors, les membres du MFDC ont profité de la présence des militaires dans la zone pour les attaquer. C’est ce qui peut expliquer en partie pourquoi cette zone est restée pendant des années un lieu d’affrontement. Conséquence, obligeant les populations de quitter les villages. Et de nos jours, une grande partie de celles-ci est encore en Guinée Bissau, en Gambie, etc. et n’a pas la possibilité d’inscrire ses enfants à l’école. Car elle est dans un état de dénuement total aux lieux d’accueil.
    Des stratégies ont été adoptées pour favoriser leur retour, mais jusque là, les populations sont réticentes. Cependant, l’idée de regagner leurs terres d’origine se sent en elles, mais elles voient peut-être que c’est risqué ou prématuré vu les troubles qu’elles ont vécus. En effet, lors du conflit sénégalo-bissau guinéen, les habitants fuyaient et revenaient quand il semblait calme. Mais celui entre l’armée du gouvernement sénégalais et le MFDC a plus bouleversé la Communauté Rurale en question ; les gens armés torturaient et/ou tuaient les populations. Ou bien ces armés kidnappaient et partaient sans retour avec des villageois qu’ils saisissaient généralement dans leur maison. A cet effet, les rescapés ont abandonné de nouveau les villages et pour une longue durée.
    En plus, il existe encore des parties de la Communauté rurale susceptibles d’être minées. Par exemple, en 2007, un habitant de la zone a sauté sur une mine et ses populations de l’extérieur sont au courant de ce fait.
    C’est cette logique qui peut justifier pourquoi ces déplacés ont du mal à retourner dans leurs villages.
    Alors, puisque nous ne savons vraiment pas quand est-ce que cet objectif de retour définitif et total de ceux-là va se réaliser, l’association « Kafaken Agniil » a constaté qu’il urge de mener des actions allant dans le sens de sauver l’avenir des enfants issus des familles déplacées de ladite Communauté rurale. Cela consiste à créer un centre à Oussouye où ils vont être logés pour pouvoir bénéficier d’une scolarisation comme tout autre enfant.
    Justification du choix du lieu
    Nous avons jugé plus idéal d’installer le centre à Oussouye pour les raisons suivantes :
     Si beaucoup d’habitants de la Communauté rurale de Santhiaba Manjaque n’ont pas encore rejoint leur village d’origine, c’est parce qu’ils pensent que l’insécurité y règne toujours, comme nous l’avons dit plus haut. Alors, face à cette instabilité, il serait bien de prendre en compte les inquiétudes des parents afin qu’ils consentent à inscrire leurs enfants dans le centre car il faut comprendre que le dernier leur revient.
     Nous pouvons considérer Oussouye comme une zone carrefour. Donc pour faciliter l’accès au centre à tout un chacun, il est préférable de mettre le centre à Oussouye quand on sait que la Communauté rurale de Santhiaba Manjaque est très enclavée. De plus, à Oussouye, nous rencontrons des habitants des différents villages de ladite Communauté rurale ; donc un bon nombre d’enfants ne sera pas dépaysé car ils retrouveront des parents (cousines et cousins, sœurs et frères, oncles et tantes…) qui y résident et qui leur rendront souvent visite.
     Nous disions tantôt que la Communauté rurale est très enclavée. Par conséquent, cette situation d’enclavement peut décourager des personnes de bonne volonté d’aller visiter le centre.

    Objectif global : lutter pour la scolarisation des enfants issus des familles déplacées de la Communauté Rurale de Santhiaba Manjaque.

    Objectifs spécifiques :
     Sensibiliser leurs parents sur les méfaits de la non scolarisation chez l’individu ;
     Créer un centre d’accueil pour les enfants des parents déplacés ;
     Impliquer les GPF de la Communauté Rurale dans le plaidoyer pour la scolarisation des enfants.

    Résultats attendus :
     Les parents ont une bonne perception de l’école ;
     Les enfants ont accès à l’école ;
     Les conditions d’étude et de vie des enfants sont améliorées ;
     Les femmes participent activement à la lutte pour l’inscription et le maintien des enfants à l’école ;
     Les enfants sont moins soumis à des lourds travaux (travaux domestiques, récolte du riz, du vin de palme, etc.) ;
     Les parents ne sont plus inquiets de l’avenir de leurs enfants.
     Il y a le retour de certains parents (il leur seront difficile de rester très loin de leurs enfants)

    Personnes impliquées :
     L’association Kafaken Agniil ;
     Sous-préfet de l’arrondissement de Cabrousse ;
     Le conseil rural ;
     Les partenaires au développement ;
     Préfet du département de Oussouye ;
     L’IDEN d’Oussouye ;
     La Scofi d’Oussouye ;
     Les OCB (GPF, ASC) ;
     Les communautés ;

    Que faire concrètement :
    Nous allons chercher un local en location pour l’année scolaire 2009-1010 le temps de trouver un terrain pour le centre.

    Période de démarrage du centre :
    Nous envisageons d’ouvrir le centre dès en octobre 2009 (année scolaire 2009-2010) avec trente (30) enfants qui seront entretenus et encadrés par cinq (05) filles de la Communauté rurale.

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  • Sénégal

    Région de Ziguinchor
    Département de Oussouye
    Arrondissement de Cabrousse
    Communauté Rurale de Santhiaba Manjaque

    Procès verbal de création de l’Association des Filles de
    La Communauté Rurale de Santhiaba Manjaque

    Samedi deux février deux mille huit à onze heure vingt minutes, se sont réunies dans le bureau de la communauté rurale de Santhiaba Manjaque, les filles de la dite communauté en vue de mettre sur pied une association sous la présidence de Mademoiselle Eléonore DIATTA initiatrice de cette association. Etaient présents à la rencontre Monsieur Ibra TOP Assistant Communautaire ainsi que les représentantes des filles des différents villages qui constituent la communauté rurale tel que Youtou, Effoc, Essaout et Djirack.

    Pour la liste des présents voir en annexe

    Ordre du jour :

    1. Mise sur pied d’une association des filles de la communauté rurale
    2. Nomination d’un bureau (comité d’initiative)
    3. Perspectives

    Après les mots de bienvenu de Mademoiselle Eléonore DIATTA à l’endroit des différentes participantes ainsi les remerciant de venir répondre à son appel sans la connaître. Elle se présente d’abord et ainsi la présentation de chacune afin de pouvoir se connaître.
    Les présentations terminées Eléonore s’adresse aux filles en leur demandant de mettre sur pied une association des filles de la communauté rurale pour relever le défie au niveau de l’éducation ainsi favoriser la paix, le dialogue et le retour massif des populations déplacées et leurs montrer que c’est une association apolitique mais exclus pas de travailler avec les hommes politiques pour atteindre ces objectifs.
    Selon elle son objectif est de regrouper toutes les filles de la communauté rurale qui à partir du BFEM jusqu’au niveau supérieur et les objectifs visés au sein de cette association sont :
     Lutter contre la déperdition scolaire surtout celle de fille.
     Lutter contre l’analphabétisme des filles.
     Lutter contre les grossesses précoces.
     Favoriser le retour des enfants des parents déplacés.
     Participer au développement économique, culturel et social de la communauté rurale.
    Ayant fini sa présentation un regard est fait sur la population surtout au niveau des femmes pour dire qu’un retard énorme existe au niveau de la communauté rurale et des autres communautés rurales du département dans le domaine éducatif, culturel et même économique.
    Ainsi les différentes participantes tour à tour ont salué cette idée tant attendu qui constitue un jalon pour le développement de la communauté rurale ainsi que de ces populations. Si non certaines filles ont souhaité de descendre sur le niveau d’études des membres qui constituent l’association car pour la plus part de ce qui sont dans la salle ainsi que d’autres qui aimeraient participer au sein de l’association se trouve entre la classe de sixième et la classe de terminale et si on prend à partir du BFEM il y’aura beaucoup de filles qui ne seront pas prises en compte et cela ne favorisera pas l’union ainsi que la participation.
    C’est par la suite que l’assemblée a accepté de prendre en compte les inquiétudes de certaines pour dire désormais sont membres :
    - toutes filles de communauté rurale de Santhiaba Manjaque qui sont à l’école à partir de la classe de sixième et qui désirent de participer.
    - pour celles qui ne sont pas à l’école il faut avoir au minimum le BFEM pour être membre.
    Le premier point terminé c’est au passage de la nomination d’un bureau qui constitue la cellule d’initiative pour un durée de trois mois ainsi faire l’évaluation et créer l’assemblée générale de la dite association.
    Par consensus le bureau ainsi constitué se présente comme suit :

    Présidente : Eléonore DIATTA Essaout
    Secrétaire : Solange DIATTA Essaout
    Trésorière : Léa DIEME Youtou

    Comité d’organisation :

    Présidente : Mame Aïta Sow FAYE Djirack
    Membre : Marguerite DIEDHIOU Effoc
    Membre : Adeline DIEDHIOU Youtou
    Membre : Honorine DIATTA Essaout
    Membre : Ouréye Yacine DIA Djirack
    Membre : Amie Emilie NDIAYE Youtou

    Le bureau est chargé de faire la promotion de l’association au niveau des autorités locales, départementales et auprès des partenaires et ONG et bailleur de la communauté rurale ainsi que de sa reconnaissance juridique.
    Quant aux troisièmes points les perspectives on peut noter :
     Recherche de moyens financiers par :
    -  La participation de 500 Francs de tous les membres.
    -  L’organisation de soirées dansantes
    -  Faire des quêtes au niveau des fonctionnaires et des responsables politiques.
     Faire des sensibilisations aux prés des autorités religieuses, politiques, administratives, des populations, des partenaires de la communauté rurales et des réfugiés.
     Avoir une statue pour sa reconnaissance administrative.
     Créer un centre d’accueil pour les enfants des parents réfugiés pour poursuivre leurs études primaires et secondaires jusqu’au retour et à l’installation définitive des parents.
     Mener des enquêtes ménages aux seins des populations autochtones et des réfugiés.
     Récompenser les cinq filles les plus méritantes à partir de la classe de CE² et dans tous les établissements primaires au niveau de chaque village
     Créer des activités génératrices de revenues pour les membres de l’association qui ne travaillent pas.
     Organiser des colonies de vacances.
     Organiser des journées de sensibilisations auprès des populations pour lutter contre l’abandon scolaire, les grossesses précoces et le travail des enfants et le travail de domestique.
     Organiser des formations dans tous les secteurs économiques tels que la teinture, la couture, le maraîchage, le commerce et la transformation des fruits et légumes.
     Organiser des formations en alphabétisation pour toutes les filles de la communauté rurale de 15 à 18 ans qui n’ont pas été alphabétisées.
    Rien n’étant à l’ordre du jour la séance est levée à treize heures trente minutes par la présidente de séance Eléonore DIATTA.

    Fait à Santhiaba Manjaque, le 02 février 2008

    Le Secrétaire de Séance La Présidente de Séance

    Ibra TOP Eléonore DIATTA

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