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Scénario d’un 4-4-44 avec le jeune Modou

« So lékké ba suur, war nga guereum gni duggu si wagne wa, wagne wa tang na » (si tu es rassasié, tu dois remercier ceux qui ont fait la cuisine, il y fait chaud).

Partagez cette page Publié le 21 avril 2010 | 0 commentaire

S’il est évident qu’il existe une tradition qui veuille qu’on remercie une yaye, amie ou une tata Fatou, ou tout simplement ce cordon bleu qui, après des va-et-vient entre le marché Castor et le « Diallo keurigne » (vendeur de charbon de bois), affronte fumée et chaleur dans la cuisine pour servir au quotidien le meilleur des « thiébou diène », il est bon de se le rappeler car le respect de ce rituel perd de plus en plus sa saveur. C’est le cas du jeune Modou.

4 avril 2004, alors que Modou écoutait religieusement le nouveau produit de son idole Youssou Ndour, un passage du titre « 4-4-44 » le frappe singulièrement. Dans ce titre, le leader du Super Etoile rappelle cette fameuse tradition qu’il faille remercier ceux qui ont préparer la cuisine.

Convaincu par ce devoir de reconnaissance, Modou se retrouve devant sa mère et lui dit : « Dieuredieuf yaye boye, agne bi nééx na bari na » (Merci maman, le repas était délicieux et il y en avait assez). Ravie elle l’invita à faire de même pour son grand père qui se reposait dans la chambre du fond. Surpris, Modou demanda pourquoi devait–il remercier son papy. C’est à ce moment que sa mère lui fait comprendre que le message du roi du Mbalax en dit plus que ça.

Intitulé 4-4-44, à savoir le 4 avril 2004 (44e anniversaire de l’Indépendance du Sénégal), cette chanson veut surtout inviter à dire également merci aux « cuisiniers », auteurs de cette grande recette, de ce « plat » si succulent qu’est l’indépendance. Et le grand père Mame Demba est un des artisans de cette indépendance dont jouissent les générations actuelles et à venir…

Toujours et encore très ému par l’action de son aïeul, Modou pour saluer tout cela s’exclame de manière taquine devant la mémoire de son complice de grand père comme le veut la tradition entre petit-fils et papy : « mame ya doff dé » !!! Six ans après cette expérience, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, Modou renouvelle son acte devant la chambre du fond, même si Mame Demba, le pensionnaire de la pièce, n’est plus…

Cinquantenairement vôtre !!!

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You Chinou

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