Des peines lourdes pour des incidents de match
Les supporters étaient poursuivis pour des faits qualifiés de « hooliganisme », incluant violences, jets de projectiles, dégradations et intrusion sur la pelouse du stade Moulay-Abdellah.
Le tribunal a prononcé :
- 9 condamnations à un an de prison ferme assorties d’une amende de 5 000 dirhams,
- 6 condamnations à six mois de prison et 2 000 dirhams d’amende,
- 3 condamnations à trois mois de prison et 1 000 dirhams d’amende.
Un ressortissant français a également été condamné à trois mois de prison.
Ces peines interviennent alors que le parquet avait requis jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Une décision jugée disproportionnée
Du côté sénégalais, la réaction ne s’est pas fait attendre.
La Fédération sénégalaise de football (FSF) a exprimé son indignation face à des sanctions qualifiées de « sévères » et « incompréhensibles ».
Plusieurs observateurs estiment que ces peines apparaissent lourdes au regard d’incidents de stade malheureusement fréquents dans les grandes compétitions internationales. Les avocats de la défense dénoncent une décision excessive et ont annoncé leur intention de faire appel.
Lors de l’audience, les supporters concernés ont affirmé ne pas avoir cherché à provoquer des violences et ont exprimé leurs regrets. Certains ont évoqué un mouvement de foule et un contexte de tension après un moment décisif du match.
Une affaire qui dépasse le cadre sportif
Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux semblent indiquer que les incidents auraient été déclenchés par l’intervention des stadiers marocains.
Au-delà du fait divers, cette condamnation touche directement des citoyens sénégalais et soulève une question plus large : celle du traitement judiciaire réservé aux supporters étrangers dans les grandes compétitions.
Le Sénégal et le Maroc entretiennent des relations fortes et historiques. Cette décision judiciaire intervient donc dans un contexte diplomatique sensible, alors même que les deux pays coopèrent étroitement sur plusieurs plans.
Une procédure d’appel attendue
Les avocats disposent d’un délai légal pour interjeter appel.
L’évolution de la procédure sera suivie avec attention par les familles, les autorités sportives et les institutions sénégalaises.
En attendant, au Sénégal, beaucoup peinent à comprendre la sévérité du jugement et espèrent une révision des peines.


