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Festival Blues du fleuve

Podor se réveille pour quelques heures. La première édition du festival « Blues du Fleuve » a vécu du 10 au 12 mars.

Partagez cette page Publié le 13 mars 2006 | 0 commentaire

La culture hal-pulaar a été étalée dans toute sa dimension : wango, yéla… L’initiateur, Baaba Maal, artiste musicien voulait en faire un cadre d’intégration. Il a réussi son pari pour les populations podoroises et riveraines du fleuve Sénégal qui ont répondu massivement à son invite.

Une ambiance multicolore…

Concerts, soirées dansantes et défilés ont rythmé cette cité d’habitude calme et sans vie. Cette première édition des « Blues du Fleuve » a vu la participation du Congolais Edo Lipassa, de la Malienne Mah Kouyaté, la Mauritanienne Oleya Mint Amartichitt et des Sénégalais Fallou Dieng et Demba Dia Rock Mbalakh. Dès les premières heures de la soirée Baaba Mal avait fini de donner les premières notes et étaler toute la grandeur de la culture hal-pulaar.

De nulle part le roi du Yéla surgit d’une pirogue, accueilli par une foule au bord de l’extase. Emmitouflé dans des habits traditionnels blancs, une pagaie à la main, il fit plusieurs tours dans le fleuve comme pour rappeler ses origines Thioubalo (pêcheur). C’est l’instant choisi par les griots pour chanter les louanges de Samba Boubou Yacine l’autre nom de Baba Maal. Ce premier acte sonne comme le coup d’envoi du festival et donne tout son sens à la manifestation. Le Bou El Mogdad qui a repris les croisières sur le fleuve lance un sifflet retentissant. De loin les populations juchées sur les balcons des vieilles bâtisses qui témoignent de l’histoire de cette ville, admirent ce spectacle féerique ; on se croirait à une course de pirogue.

Fleuve Sénégal, berceau du Blues

Le Blues trouve aussi ses origines sur le fleuve Sénégal d’où sont partis les esclaves qui, travaillant dans les champs de canne à sucre en Amérique, chantaient pour se consoler des souffrances infligées par leurs maîtres. Ce fleuve constitue un lieu romantique pour des compositions musicales surtout au crépuscule « quand pour la dernière fois le soleil jette ses rayons sur la planète terre pour dialoguer avec les flots de l’eau que certains qualifient de messager infidèle ». L’écho de la voix donne des ailes aux chanteurs qui passent des heures à fredonner des chansons pour leur donner une âme. Cette interaction entre le chanteur, l’écho et le fleuve demeure une complicité positive pour rendre encore plus frénétique les mélodies.

C’est ce fleuve Sénégal qui charrie ses eaux et inonde toute la terre qui a participé à la naissance du Blues aux Etats-Unis d’Amérique. Dans ce tumulte de désolation et de misère impitoyables, les premiers soupirs de nos ancêtres se sont faits entendre sur les rives du Mississipi. C’est de cette façon qu’est né le Blues. L’histoire du Tékrour renaît par un digne fils du Fouta qui veut « revaloriser notre culture et nouer des relations avec les autres composantes de la sous région ». En 72 heures, Podor a rompu avec son calme légendaire et a rythmé au son de la musique africaine.

Ce festival aura permis aux jeunes Podorois de sillonner toute la ville en distribuant des prospectus. Quant aux femmes elles jouaient le rôle d’assistance aux festivaliers. Comme le bonheur ne vient jamais seul, le roi du Yéla a révélé la construction prochaine d’un complexe socio culturel dans sa ville natale. Vivement la prochaine édition.

> Podor et l’Ile à Morphil

Salam Diakhaté

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