L’exposition « Guis Sou Me Le Mbao » (je ne vous vois pas à Mbao) invite des artistes contemporains africains à commémorer le massacre de tirailleurs sénégalais (soldats africains enrôlés pour l’armée française) dans le camp militaire de Thiaroye en 1944.
Le titre de l’exposition se fonde sur la langue Wolof dit : « Guis sou me le mbao » (« Je ne te vois pas à Mbao ») qui a été inventé au lendemain du massacre. Les familles des soldats se sont précipités vers le village voisin de Mbao où les survivants avaient trouvé refuge, dans l’espoir de voir leurs proches.
L’expression sert maintenant d’avertir quelqu’un qui est en grand danger. Elle est l’une des traces qui révèle le profond traumatisme causé par le massacre et sa brutalité qui a envoyé des ondes de choc à travers l’Afrique occidentale française. Le massacre était un appel au réveil pour beaucoup, que malgré les sacrifices africains de l’ouest avaient fait pour la France dans les deux guerres mondiales et d’innombrables interventions militaires sur trois continents, ils étaient rentrés à la même brutalité coloniale, l’injustice raciale et à la discrimination.
« Guis Sou Me Le Mbao » émet un avertissement des dangers du non-souvenir du passé colonial et sur ses répercussions dans notre présent à travers la persistance des épistémologies coloniales au niveau social et économique.
Artistes qui exposent
– Nathalie Mba Bikoro
– Mansour Ciss Kanakassy
– Pierre Marie Ciss
– Jean Marie Claude Bruce
– Djime Diakite
– Claude Gomis
– Tita Mbaye
– Cool Diabang Mory
– Hassan Sar

3 juillet 2020 à 02:42, par Lamine Barro
L’expression guissouma la mbao est 500 ans plus âgée que que les massacres du camp de Thiaroye
C’était vers les 1700 durant le règne du Damel Amary Ngoné Sabel Ndella Coumba Fall Roi du Kayor
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