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Tourisme et découverte

Inquiétudes sur la saison touristique en Casamance

En cette veille d’ouverture de la saison touristique, les professionnels du Cap Skirring sont inquiets. Entre lourdeurs administratives pour l’obtention du visa, annulation de vols et perturbation du réseau internet au Cap, les contraintes sont fortes.

Partagez cette page Publié le 24 octobre 2013 | 6 commentaires

Même s’ils continuent d’y croire, l’inquiétude est le sentiment le mieux partagé par les professionnels du voyage et du tourisme de Cap Skirring, voir de la Casamance ou de la destination Sénégal en général. Au feuilleton interminable concernant le visa biométrique vient s’ajouter l’annulation d’une douzaine de vols Paris-Cap Skirring Paris de la compagnie Go Voyage.

Ces problèmes risquent de troubler davantage cette région naturelle du Sud du pays, déjà vulnérable à cause de son enclavement et d’un conflit larvé qui perdure encore.

Une destination autrefois très prisée

Dans les années 1980, la Casamance était l’une des destinations touristiques les plus prisé d’Afrique : plus de 60 000 touristes à la recherche d’authencité fréquentaient chaque année les zones du littoral, entre Abéné et Kafountine au nord, et Cap Skirring en Basse Casamance. Les nombreuses îles dans les bolongs   étaient visitées par des voyageurs à la recherche de nature. Avec un bien plus grand choix d’hébergement et un accueil toujours chaleureux, cette région reçoit aujourd’hui malheureusement trois fois moins de voyageurs.

La clientèle actuelle, majoritairement constituée de touristes âgés, est certainement rebutée par la complexité d’obtention du visa. La procédure est complexe et peu adaptée. L’heure n’est-il pas à plaider pour une exonération pour cette région ? Une telle discrimination positive serait sûrement un signal fort pour les nouvelles autorités qui sont conscientes que le règlement du problème de la Casamance passe nécessairement par son développement socio-économique et notamment touristique.

En attendant la visite annoncée du ministre du Tourisme et des Transports, Omar Guèye, quelques professionnels du tourisme et du voyage donnent leur avis sur ces questions…

Réactions de quelques professionnels

Eric, correspondant de Go Voyage

Eric, le correspondant de Go Voyage à Cap-Skirring confirme l’annonce de l’annulation de plusieurs vols depuis Paris sur les 27 habituels, mais précise qu’il ne dispose pas encore du nombre exact. Il souligne tout de même que « le premier vol est prévu le samedi 26 octobre et le dernier de la saison le 8 mars 2014 ». Tout en se désolant de cette situation, il se soucie également du coût et des tracasseries sur le visa pour les visiteurs qui se déplacent en famille et pour les touristes qui entre en Casamance à partir de la Gambie ou de la Guinée Bissau pour de petits séjours de 2 à 3 jours.

Alioune Ndiaye, Hôtel Maya

Gérant-adjoint d’un hôtel qui ouvre même en saison dite morte, Alioune Ndiaye souligne que la clientèle espagnole qu’il reçoit en cette période a considérablement diminué. « On attend de voir ce que ça va donner », ajoute-t-il. Il considère que le secteur du tourisme, d’une grande importance pour la Casamance, est menacé et devient moins concurrentiel que des destinations comme le Maroc. Son inquiétude repose également sur les résidences qui font une concurrence qu’il trouve « déloyale », car selon lui, la plupart de ces établissements ne sont pas en règle, mais leur prend une bonne partie d’une clientèle qui leur est destinée.
www.hotel-maya.com/

Thomas, la Maison Bleue

Thomas souligne les mêmes problèmes. Selon ce cuisinier nomade, « la clientèle de Cap Skirring, essentiellement composée de personnes du troisième âge, a sûrement du mal à faire face à toutes ces démarches pour l’obtention du visa : pré-enregistrement sur internet, scanner… Une situation qui, selon lui, fait partie des raisons de l’annulation d’une douzaine de vols pour cette saison et de la baisse considérable de l’espoir sur une destination qui continue sa chute libre…

Concernant les perturbations sur le réseau internet constatées ces derniers temps, Thomas rassure « c’est rétabli depuis 24 h chez nous, et j’espère que ça va venir progressivement pour les autres… ».
www.lamaisonbleue.org/

Youssouf Chinois.

Messages

  • fr

    bonjour a tous
    c’est vrai je venais au Senegal depuis plus de 15 ans !!
    On en comprends plus rien avec ces tracasseries administrative !
    50 euros pour un visa par personne 200 euro pour 4 personnes le prix d’un billet pour le maroc !!
    Ou va l’argent des visas
    le Senegal perd ses touristes bravo le gouvernement !
    C’est la mort dans l’âme que je ne vais plus au senegal
    maintenant je choisie des pays plus abordable comme le Maroc la taillande ! quel gâchis !!

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  • fr

    J’attendais plus et mieux du gouvernement sénégalais ... Je ne comprends rien à cette nouvelle gestion touristique et des dizaines d’amis abandonnent le cette année cap Skirring . Dommage pour les hôtels comme la paillotte , et le club Med ... Et pour les gens de casamance qui attendent .....le vide et la fin d’un paradis perdu .... Honteux !!! De détruire tout cela

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  • ap-Skirring (Oussouye), 27 oct (APS) - Des professionnels du tourisme et des élus locaux de la station balnéaire du Cap-Skirring, dans le département d’Oussouye (Sud-Ouest) ont exposé leurs doléances au ministre du Tourisme et des Transports aériens, Oumar Guèye, concernant l’ouverture des réceptifs hôteliers fermés, l’assouplissement des modalités d’obtention du visa biométrique et la libéralisation des lignes aériennes.

    Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a présidé samedi la cérémonie officielle du vol inaugural de la compagnie Air Méditerranée et du démarrage effectif du système de délivrance du visa biométrique à l’aéroport du Cap-Skirring.

    Le vol inaugural de la compagnie Air Méditerranée, affrété par le tour opérateur Go voyages, marque l’ouverture officielle de la campagne touristique 2013-2014 .

    Déjà, un avion de la compagnie Transavia, affrété par le Club Med, une chaîne hôtelière française, s’est posé mercredi sur la piste de l’aéroport du Cap-Skirring avec 83 passagers à son bord.

    ’’Il y a une grosse doléance, c’est l’acheminement aérien à Cap-Skirring. Aujourd’hui, il y a trois vols charters, deux de Air Transavia affrétés par le Club Med et un d’Air Méditerranée affrété par Go voyages’’, a affirmé Christian Jacquot, membre du syndicat d’initiative du tourisme

    ’’Pour toute la Casamance, il va y avoir 30 à 40 places jusqu’à la fin de la saison. Et à côté de ça, on a une compagnie aérienne régulière qui est elle prête à commencer dés le mois de décembre à desservir la Casamance et Saint-Louis’’, a indiqué l’hôtelier.

    Christian Jacquot a fait observer que la seule condition posée par cette compagnie aérienne, c’est de pouvoir embarquer et débarquer à Dakar pour la moitié de l’avion.

    ’’Ce n’est pas exigeant. C’est eux qui prennent le risque. S’il n’y a pas une possibilité d’acheminement de clients, on va obligatoirement fermer. Ça ne marchera pas’’, a précisé l’hôtelier.

    En outre, Christian Jacquot a demandé au ministre d’assouplir les modalités d’obtention du visa biométrique, qualifiant son coût (50 euros, 32 .500 francs) de ’’prohibitif’’ et ’’abusif’’..

    A sa suite, Jean-Paul Fontaine, le propriétaire de l’hôtel Les Alizés, a déploré ’’le refus’’ de la compagnie Sénégal Airlines de décaler d’une heure ses vols à destination de la Casamance et de Saint-Louis.

    D’après lui, ce décalage horaire permettrait ’’une continuité territoriale du Sénégal par rapport à Air France et Brussels Airlines’’.

    ’’La conséquence, c’est l’abandon du Sénégal par les touristes belges qui se rabattent sur la Gambie où ils payent des droits aéroportuaires’’, a-t-il déploré.

    Jean-Pascal Ehemba, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, a confié que les professionnels du tourisme qui évoluent en Casamance sont confrontés à ’’une montagne de soucis’’ dans les secteurs aérien, terrestre et maritime.

    L’opérateur économique a soutenu que l’absence d’une police touristique pourrait expliquer les faibles fréquentations des touristes dans la région Sud du pays.

    M. Ehemba a préconisé une amnistie fiscale pour relancer les activités touristiques et la mise en place d’un fonds pour financer la mise à niveau des réceptifs et une implication de la chambre consulaire dans le désenclavement aérien de la Casamance.

    Pour sa part, le président de la communauté rurale de Diembéring, Tombon Guèye, a évoqué la colère des populations au sujet des réceptifs hôteliers non exploités au détriment de l’agriculture.

    L’élu a renseigné que c’est pour raison d’opportunités d’emploi que les populations avaient cédé leurs terres aux hôteliers.

    ’’Nous avons tout fait pour contenir la colère.(...) Nous avons évité de peu la catastrophe, après la fermeture des hôtels pour des raisons de sécurité’’ a-t-il martelé.

    Le député Aimé Assine a déclaré que les populations de la Casamance veulent que le gouvernement procède à l’ouverture des hôtels fermés et à la libéralisation des lignes aériennes.

    Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a annoncé aux acteurs du secteur que le gouvernement est en train de travailler sur la question des établissements hôteliers fermés au Cap-Skirring.

    ’’En tout les cas, si l’offre de lits ou de chambres est inférieure à la demande, l’État prendra ses responsabilités’’, leur a-t-il lancé, affirmant que le gouvernement va ’’étudier en profondeur’’ la fermeture des hôtels en rapport avec les personnes concernées par cette question.

    Dans la foulée, il a annoncé que le gouvernement envisage de doter la police touristique en moyens et en effectifs afin qu’elle puisse être présente sur tous les sites touristiques du pays.

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  • CATASTROPHE St Louis idem prévision -30 % déjà -30 % depuis 2010 soit - 60 % depuis 2010.... Et tout le monde s’en fou
    Résultat le niveau des prestations est en baisse, plus d’entretient, le personnel au chômage Une véritable CATASTROPHE orchestré par un gouvernement INCAPABLE de tirer profit d’opportunité sans tout ruiner.
    2000 à 2011 les années Wade pas de promotion, pas d’aide mais on nous laissé travailler.
    .2012 2013 En 18 mois ce gouvernement à mis à mort le secteur du tourisme. Incompétence, taxes, et visa.

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  • Il suffirait que l’état du Sénégal fasse un geste en exonérant Tous les touristes voulant se rendre directement en Casamance, une façon d’apporter leur contribution à la relance de cette région souvent oubliée.
    On entend chaque mois la mise en place de programme de développement, mais on vois rien. L’état doit seulement savoir que le tourisme fait bosser des gens qui sans travail sont dans la merde, les touriste apporte de la devise, et pour développer un pays, il faut de la devise.
    Actuellement seul la société ivoirienne Snedai gagne de l’argent, 25 euros par visa. Qui est derrière pour prendre des décisions aussi impopulaire ? La corruption aurait elle changer de visage ? MACKY réagis les paroles ne suffisent pas

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  • Et ce n’est que le début des conséquences d’une décision aberrante...
    En échange d’un visa la France offre des infrastructures qui « tiennent la route »...

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