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Le Musée d’Aquitaine s’ouvre à l’histoire de la traite négrière

Le 10 mai dernier, le musée d’Aquitaine à Bordeaux a inauguré un nouvel espace permanent consacré à la traite négrière et à la place de Bordeaux dans cette histoire. Un événement qui fait date et qui témoigne de la volonté de la ville à assumer son passé.

Partagez cette page Publié le 7 juin 2009 | 0 commentaire

L’exposition représente un parcours muséographique de 750 m2 répartis en quatre salles. L’enjeu principal était d’expliquer le rôle de Bordeaux dans le commerce atlantique et l’esclavage et ce qu’il reste de cet héritage historique.

La première salle présente le patrimoine architectural de la ville et montre comment Bordeaux se développe au XVIIIe siècle. La ville connaît une forte poussée démographique à cette époque. Pourquoi ? En grande partie, à cause du dynamisme de son commerce maritime…

La seconde salle, Bordeaux porte océane, montre comment la ville est devenue l’un des premiers ports européens grâce au commerce atlantique mais aussi à celui du vin vers l’Europe du Nord notamment. On insiste sur les relations de la ville avec les Antilles à travers deux axes : le commerce « en droiture » et le commerce triangulaire. Le premier concerne des produits manufacturés provenant de la région aquitaine (farine, vins, etc) qui sont échangés contre des denrées coloniales produites par des esclaves. Les navires se rendent donc directement aux Antilles, « en droiture ». Le commerce triangulaire, en revanche, passe par l’Afrique, où des esclaves sont achetés, puis fait étape aux Amériques, où ils sont revendus ou échangés contre des denrées coloniales, avant de revenir l’Europe.

On estime entre 400 et 500 le nombre d’expéditions négrières parties de Bordeaux entre 1729 et 1826.

Dans la troisième salle, on pénètre dans L’Eldorado des Aquitains, où divers documents témoignent de ce qu’était la vie dans les « îles à sucre », à savoir dans les Antilles en général mais surtout à Saint-Domingue où les plantations sucrières, tenues pour la plupart par des planteurs originaires de Bordeaux et de l’Aquitaine, employaient chacune 300 à 400 esclaves. Cette salle évoque les productions des Antilles (sucre mais aussi tabacs, café, indigo…), les modes d’organisation des plantations et les conditions de vie des esclaves à travers une grande maquette représentant une plantation sucrière avec la maison du maître, les ateliers, les moulins et les cases à esclaves. Des panneaux explicatifs développent des thèmes relatifs aux conditions de vie des gens à Saint-Domingue et en particulier des esclaves.

Enfin, à travers huit courtes vidéos, le public peut entendre divers témoignages véridiques tirés d’archives, tels celui d’une esclave qui raconte comment elle a était vendue ou celui d’un économe, blanc, qui parle du travail éreintant dans la sucrerie. Une de ces vidéos met en scène une esclave accusée d’infanticide expliquant pourquoi elle a tué soixante-dix enfants noirs à la naissance en leur transperçant la fontanelle avec une aiguille pour leur éviter une vie d’esclave.

Musée d’Aquitaine

Adresse : 20 cours Pasteur – 33000 Bordeaux
Contact : 05 56 01 51 00 / musaq mairie-bordeaux.fr / www.bordeaux.fr
Ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de 11h à 18h - Entrée libre aux collections permanentes

Voir aussi

Source : Afriscope

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