À Ndayane, Popenguine et jusqu’à la lagune de La Somone, des signes d’érosion côtière sont observés : recul des plages, fragilisation du trait de côte, inquiétude des habitants.
La digue en cours de construction, longue de plus d’un kilomètre, modifie les dynamiques naturelles du littoral, notamment le transport des sédiments.
Dans ce contexte, les grandes marées prévues du 17 au 19 avril, avec des coefficients supérieurs à 100, pourraient accentuer le phénomène et exposer davantage certaines zones.
Au-delà de l’enjeu environnemental, le projet soulève également des questions sociales. À Toubab Dialaw, des habitants et membres de la diaspora s’inquiètent des transformations en cours, notamment liées à l’aménagement de plusieurs centaines d’hectares en zone économique.
Alors que le port de Ndayane représente l’un des investissements les plus importants de la sous-région, une question se pose : comment concilier développement économique, protection du littoral et préservation des équilibres locaux ?



