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Les populations de Fimela meurent de soif

On est loin, très loin même, du pays émergent si cher aux autorités du Sénégal. Depuis plus d’un mois, c’est le calvaire quotidien pour les habitants de l’arrondissement de Fimela (Fatick) pour avoir une goutte d’eau potable.

Partagez cette page Publié le 15 mars 2019 | 0 commentaire

Yayeme, Fimela, Ndangane, Djilor, de nombreux villages sont touchés par la pénurie d’eau qui en est à son 34e jour aujourd’hui. Habitants, hôteliers, touristes ne savent plus que faire pour se faire entendre devant ce problème d’approvisionnement en eau potable.

Zone touristique par excellence, ces villages risquent de voir fuir la clientèle. Dans les hôtels, les clients sont obligés de se servir d’un gobelet et d’un seau d’eau pour prendre une douche. Les piscines ne sont plus régulièrement remplies pour permettre aux clients de piquer des têtes malgré le chaud soleil du Saloum. Dans les cuisines, on économise au maximum pour préparer les repas, car le liquide précieux est de l’or ici.

Mais ce sont bien sûr les habitants qui ressentent le plus durement ce manque d’eau, car bien souvent ils n’ont les moyens de faire des réserves d’eau en quantité suffisante. C’est donc la course pour ne pas rater le camion-citerne qui vient approvisionner de temps en temps le quartier et à qui il faut payer 150 FCFA pour un petit bidon d’eau.

Pénurie d’eau potable depuis plus de 35 jours-Fimela-Fatick-Sénégal
Pénurie d’eau potable depuis plus de 35 jours-Fimela-Fatick-Sénégal

Comment expliquer cette pénurie qui touche les ménages, mais épargne les agriculteurs qui peuvent irriguer à volonté grâce à un réseau hydraulique parallèle ?

On accuse la mauvaise gestion de l’eau dans la Saloum. Selon le journal Libération : « Contrairement aux rumeurs, ce n’est pas la SDE, mais bien la SEOH qui est délégataire du service public dans les îles du Saloum. La qualité des “investissements”, qui devaient permettre d’approvisionner correctement la zone en eau, est en cause. C’est le cas du château d’eau de Mbodiène qui ne l’est que de nom. Mais aussi de l’ouvrage sis à Tassette qui peine à supporter toute la pression de l’eau devant alimenter les îles du Saloum. ».

La mobilisation s’intensifie donc ces derniers jours pour que les autorités réagissent et ramènent la situation à la normale. De l’autre côté, maintenant que l’étau se resserre autour de la société SEOH, c’est le moment des représailles avec la disparition depuis quelques jours des camions citernes qui ravitaillaient encore la localité.

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