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Plaidoyer pour la préservation de la réserve de Gueumbeul

L’éco-guide de la réserve de Gueumbeul, Ndaga Nguane, a plaidé pour la préservation de ce site dédié aux espèces animales en voie d’extinction, soulignant que cet espace est aujourd’hui de plus en plus menacé par la mise en service de parcs privés et la dégradation de l’environnement.

Partagez cette page Publié le 3 mai 2019 | 0 commentaire

« J’invite les autorités à donner un second souffle à la réserve de Gueumbeul », a-t-il déclaré.

Située à Gandiole, à cinq kilomètres de l’entrée de la ville de Saint-Louis, la réserve de Gueumbeul a été créée en 1983 en vue de la pérennisation des espèces menacées de disparitions au Sénégal. Elle a été classée en 1986 par la convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eaux.

Ce sanctuaire naturel, d’une surface de 72 ha entièrement clôturé, abrite des espèces rares telles que des gazelles dama, des oryx, des phacochères, des singes rouges patas et des tortues sillonnées. Une espèce capable de vivre plus de cent ans comme en témoigne Martin, la doyenne des tortues de Geumbeul, aujourd’hui âgée de 72 ans, selon le guide du jour.

Cependant, cette « arche de Noé » est de plus en plus fragilisée depuis l’installation d’un parc privé à quelques encablures, a fait savoir Ndaga Nguane.

Signalant que le parc privé offre plus d’espèces et d’activités aux visiteurs constitués en majorité d’étrangers, il avertit : « Si cela continue ainsi, ces visiteurs actuellement de plus en plus rares à la réserve, ayant trouvé une meilleure offre ailleurs, ne jugeront plus opportun de venir ici ».

La solution, a-t-il suggéré, est que les autorités en charge de la gestion de cet espace y introduisent de nouvelles espèces et installent, en même temps, des infrastructures en harmonie avec le milieu, capables d’offrir aux visiteurs un certain confort.

Les enjeux sont extrêmement importants compte tenu des objectifs primaires assignés à cette réserve dès sa création, a-t-il tenu à souligner.

« Le premier c’est la protection de la cuvette de Gueumbeul, un plan d’eau de 200 ha qui constitue une zone de transition de près de deux cents espèces entre le parc national des oiseaux du Djioudj et le parc national de la langue de Barbarie », a-t-il rappelé.

Outre « la mise en défens de la végétation pour une régénérescence naturelle des différentes espèces végétales sur place », il a également fait état de la ‘’restauration de la faune’’, précisant, sur ce point, qu’à chaque fois qu’il y a des résultats des espèces sont relâchées partout à l’intérieur du pays en tenant compte de leurs habitats naturels.

« Nous avons eu à transférer des gazelles à la réserve de Bandia, à celle de Ranérou et même en Mauritanie », a-t-il fait savoir à titre d’exemple.

Source : APS

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