Il a fallu à l’auteur une subtile maîtrise de l’art de la narration et à ses personnages Laye et Matar, un flair de flic fouineur pour celui-ci et de l’intuition pour celui-là, pour remonter, à rebrousse temps, le cours tumultueux de la vie de Bineta, la sulfureuse mère de Ali Grégoire, le petit talibé devenu musicien de renom.
Violée au sortir du lycée par une bande de forcenés, la pauvre fille abandonne, après ses études, le fruit non désiré de la violence subie, chez une matrone pour s’enfuir loin de ses parents et de son pays. Au bout de sa pénible quête qui est, en vérité, un long chemin de larmes, elle revient sur ses traces pour retrouver son passé et l’assumer avec courage.
Abdourahmane Ndiaye est un professeur de classe exceptionnelle qui a enseigné l’anglais, pendant une vingtaine d’années. Politiquement engagé, il va servir dans la haute administration sénégalaise. Ainsi devient-il Conseiller dans divers institutions étatiques (cabinets du Premier Ministre, du Président de l’Assemblée Nationale et aussi du Président de la République). Son premier roman « Terreur en Casamance : les convoyeurs d’armes » a été publié en 1993 par les éditions l’Harmattan.
Entrée libre


26 mars 2015 à 13:34, par Guèye
L’un des meilleurs romans sénégalais des 20 dernières années !
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