Ce roman est le témoignage des trente années de conflit en Casamance, une région au sud du Sénégal. Sountoukoung est une jeune fille dont le nom veut dire « poubelle » en français. Orpheline, abandonnée par son frère, elle fut placée sous la garde de sa grand-mère, une vieille femme qui vivait dans une pauvreté extrême faute de soutien, mais très vertueuse. C’est dans cette source intarissable, qu’incarne la grand-mère, que l’orpheline a puisé sa nourriture.
Sountoukoug, la martyre du Joola, c’est aussi un regard critique que jette l’auteur sur les circonstances d’un naufrage qui a fait plus d’un millier de morts et sur les mœurs d’une société qui semble avoir perdu la bonne direction. C’est également un appel au retour aux valeurs ancestrales et spirituelles de l’Afrique profonde.
Professeur d’anglais au collège depuis 2003, Moustapha Djiba est originaire de Diacounda (Sédhiou/Sénégal). Il a fait ses études entre Ziguinchor et Sédhiou où il a eu son bac. Il intègre par la suite l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, où poursuivra des études d’anglais en Littérature et Civilisation africaine jusqu’en maitrise. Passionné de lecture et de d’écriture, il signe avec Sountoukoug, la martyre du Joola, son premier roman aux éditions L’Harmattan.

