Des menaces persistantes
Le braconnage reste une réalité. Lions, léopards, hyènes, élands de Derby ou encore tortues marines, protégées dans les zones côtières grâce à des programmes impliquant les communautés locales, figurent parmi les espèces les plus ciblées. Les pratiques traditionnelles et un commerce illégal structuré continuent d’alimenter la pression sur une biodiversité déjà fragile.
Des avancées majeures
Mais le récit n’est plus uniquement celui du déclin. Ces dernières années, les autorités sénégalaises ont renforcé la surveillance du Niokolo-Koba : déploiement de patrouilles spécialisées sur le terrain
et utilisation de technologies modernes, comme les pièges photographiques et les systèmes de suivi. Résultats tangibles : les lions montrent des signes de reprise, et des images inédites d’un éléphant solitaire, surnommé « l’éléphant fantôme », ont confirmé la survie de l’espèce dans le parc.
Une reconnaissance internationale
En 2024, l’UNESCO a salué ces progrès en retirant le Niokolo-Koba de la liste des sites du patrimoine mondial en péril. Une victoire symbolique pour le Sénégal, qui replace le pays sur la carte des réussites africaines en matière de conservation.
Les communautés en première ligne
Au-delà des brigades, les populations locales jouent un rôle clé. D’anciens braconniers ont été réorientés vers des activités alternatives et participent désormais à la protection des tortues marines. Une dynamique qui illustre l’importance de l’éducation et de la sensibilisation dans la lutte contre le braconnage.
Un combat qui continue
La bataille est loin d’être gagnée. Pression démographique, difficultés économiques et réseaux transfrontaliers imposent une vigilance constante. Mais les avancées récentes prouvent qu’une action coordonnée peut durablement changer le cours de l’histoire.
Où loger autour du parc de Niokolo-Koba ?









