Une finale marquée par les polémiques arbitrales
Disputée à Rabat, la finale entre les Lions de la Teranga et le Maroc a basculé dans la controverse dans les dernières minutes du temps réglementaire.
Un but refusé, puis un penalty accordé et immédiatement contesté par les Sénégalais, ont provoqué une vive tension sur le terrain.
Les décisions de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo ont cristallisé les critiques, ravivant un sentiment déjà présent depuis le début du tournoi : celui d’un arbitrage perçu comme défavorable aux équipes d’Afrique subsaharienne face aux grandes nations du continent.
À quelques secondes du coup de sifflet final, la situation devient presque irréelle : des joueurs sénégalais envisagent de quitter le terrain pour protester contre ce qu’ils estiment être une injustice manifeste.
Pape Thiaw, un geste assumé et soutenu par tout un peuple
Le sélectionneur Pape Thiaw, suspendu après la rencontre, a pris la parole pour expliquer son geste. Sur ses réseaux sociaux, il évoque une « réaction émotionnelle », affirmant avoir voulu protéger ses joueurs face à une situation qu’il jugeait partiale.
Loin de diviser, cette prise de position a suscité un large élan de soutien au Sénégal. Des tribunes aux rues de Dakar, le peuple sénégalais s’est rangé derrière son coach, symbole d’un groupe uni et solidaire dans l’adversité.
Une confrontation qui dépasse le terrain
Cette finale a aussi ravivé une rivalité historique entre équipes du Maghreb et d’Afrique subsaharienne.
Si la CAN 2025 a été saluée pour son organisation, de nombreuses anecdotes ont alimenté les débats : tensions répétées, provocations, incidents en tribunes, jusqu’à des faits insolites évoqués autour du comportement de certaines stars marocaines, notamment envers le gardien sénégalais Édouard Mendy.
Après la rencontre, la Fédération royale marocaine de football a annoncé le dépôt d’une plainte auprès de la CAF, sans toutefois remettre en cause le résultat sur le terrain.
Le but de la délivrance, au bout de l’effort
Malgré ce climat lourd, le Sénégal n’a jamais rompu.
C’est finalement en prolongation que la décision est tombée : Pape Gueye inscrit le but libérateur, celui qui fait basculer l’histoire.
Un but de courage, d’abnégation et de lucidité, à l’image du parcours des Lions de la Teranga dans cette compétition.
Une victoire avec la manière
Au-delà du score, cette CAN 2025 restera comme la victoire d’un collectif resté digne sous pression, capable de répondre à la polémique par le jeu, la discipline et la détermination.
Le Sénégal n’a pas seulement gagné un trophée : il a affirmé son statut, son identité et sa résilience face à l’adversité.



