Économie, environnement

L’environnement, une vraie priorité pour l’État du Sénégal

La situation de l’environnement au Sénégal est de plus en plus préoccupante. Les pollutions (air, eau, sols) sont importantes et ont des effets non négligeables sur notre santé des populations. Certains projets ont des conséquences désastreuses sur notre le milieu de vie. Tirons la sonnette d’alarme.

Publié le 9 juillet 2019   1 commentaire

#oùdevraitallerlargentdupétrole #2

La pollution est l’un des plus gros casse-tête concernant l’environnement au Sénégal. Toutes les zones du pays sont concernées, mais les plus touchées restent sans aucun doute les zones urbaines.

Déchets ménagersxa0 : la situation est grave

À Dakar, les déchets ménagers ne font quasiment l’objet d’aucun tri, . Le « xa0mbalitxa0 » (l’ensemble des déchets) est souvent entassé dans des poubelles de fortune dans les maisons, en attendant le passage du camion-benne. S’il tarde trop, les poubelles finissent sur les trottoirs et sont éventrées par les animaux.

L’unique décharge – à ciel ouvert – de la ville (elle-même devenue ville), sise à , ne sera bientôt plus capable d’accueillir les milliers de tonnes de déchets produite chaque année par Dakar.

À Saint-Louis du Sénégal non plus, ville inscrite au Patrimoine mondial, pas de centre de traitement des ordures ménagères. Les camions-bennes de la mairie s’en vont tout déverser dans quelques grandes bennes placées sur les bords du fleuve, où elles débordent souvent. Puis ces bennes sont à leur tour convoyées vers le village voisin de Gandon, où elles sont incinérées à ciel ouvert, dégageant un épais nuage de fumée toxique () . Les ordures qui débordents des bennes, plus celles déversées par des populations désemparées faute de ramassage régulier, forment régulièrement des monticules aux bords du fleuve. Un spectacle lugubre qui s’offre aux yeux dès l’entrée de la ville classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et pourtant, trier et valoriser est possible

Investir dans un ou de plusieurs centres de traitement et de valorisation des déchets dans les zones urbaines à travers le pays pourrait non seulement participer à régler le problème de la pollution par les ordures ménagères, mais également, contribuerait à la création d’une nouvelle industrie basée sur le recyclage et la transformation, un secteur à forte retombées économiques et qui, pour le moment, n’est visité que par des personnes souvent marginalisées (boujouman), qui exposent leur santé en manipulant ces déchets sans protection aucune.

La catastrophique gestion des déchets industriels

De très nombreuses entreprises installées tout juste derrière la baie de Hann de Dakar ont, en quelques années, considérablement transformé cet endroit, autrefois considérée comme l’une des plus belles baies du monde.