La mesure était controversée : signe de souveraineté pour les uns, frein au tourisme pour les autres, elle a déclenché bien des passions. Elle aura tenu moins de deux ans.
L’obtention du visa biométrique pour se rendre au Sénégal était en tout cas une procédure complexe et coûteuse (50 euros) qui rebutait nombre de touristes potentiels. Un processus lourd, géré par une société privée (la SNEDAI, d’origine ivoirienne) qui réclamait des prises de photos et d’empreintes dans différents consulats à l’étranger, même s’il était possible de se faire délivrer le visa à l’aéroport, moyennant un important encombrement à l’arrivée.
Les professionnels du tourisme s’en étaient plaints à plusieurs reprises et constataient une baisse importante des arrivées, au profit de pays aux conditions d’entrée plus souples.
Le président de la République leur a donné raison en annonçant hier 3 avril sa suppression dans le cadre de « mesures incitatives pour la relance du secteur touristique ». Il a également annoncé la réduction de 50 % de la parafiscalité sur le billet d’avion : seront concernées la redevance passager et la taxe de sûreté, dont le cumul s’élève à 8,4 milliards par an.

