Le Sénégal et les Pays-Bas ont démarré un projet de coopération touristique dont l’accord a été signé entre le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Oumar Guèye, et l’ambassadeur néerlandais au Sénégal, Pieter Jan de Kleiweg Zwaan. Le partenariat repose notamment sur l’organisation, chaque semaine, à compter du 4 décembre 2013, d’un vol charter entre Amsterdam et Dakar, pendant cinq mois, jusqu’au 7 mai 2014.
Les vols qui seront assurés par la compagnie aérienne Arkefly vont débarquer chaque mercredi, 100 touristes hollandais clients de Tui Nederland, premier tour opérateur du pays (1,6 millions de clients par an).
D’autre part, les Pays-Bas va accompagner la promotion de la destination sénégalaise en finançant la participation de notre pays au prochain Salon international du tourisme de Vackantiebeurs d’Utrech du 15 au 19 janvier 2014.
Objectif, 2 000 touristes néerlandais en 5 mois
Le nombre de touristes néerlandais qui visitent le Sénégal est très faible. L’année dernière, par exemple, il n’y a eu que 200 touristes de ce pays qui ont séjourné dans notre pays. Mais cette année, avec la mise en œuvre de ce projet, le ministre du Tourisme et des Transports aériens espère que les statistiques seront meilleures. « Nous allons recevoir, chaque semaine, un vol qui nous viendra des Pays-Bas avec, à son bord, 100 touristes, ce qui fera globalement, à la fin des cinq mois, près de 2 000 touristes », s’est réjoui M. Guèye.
Si l’on en croit aussi à l’ambassadeur des Pays-Bas à Dakar, Pieter Jan de Kleiweg Zwaan, ce n’est que le début, puisque l’ambition est d’accroître les vols charters. « On va commencer avec un vol par semaine, mais le rythme va s’accentuer dans les années à venir », a-t-il soutenu.
Les séjours proposés sont des circuits de sept jours (Dakar, lac Rose, Saint-Louis, Saloum), de quinze jours au Sénégal et en Gambie ainsi que des séjours balnéaires sur la Petite Côte. Ils sont organisés par Nouvelles Frontières Sénégal, partenaire de Tui Nederland.
La poursuite de ces vols entre Amsterdam et Dakar pour les années suivantes est cependant conditionnée à l’exonération du visa biométrique et à la baisse des taxes aéroportuaires, très élevées par rapport à des pays concurrents comme la Gambie ou le Cap-Vert.
