Symbolique nationale du Sénégal

L’hymne national, les symboles du Sénégal et la Garde rouge

L’hymne national évoque le thème de la joie née de l’indépendance, celui de l’union nationale, de l’enracinement dans nos valeurs et de l’ouverture aux autres et à la modernité, celui de notre gloire passée pour servir un idéal de générosité, de paix, de travail, de dialogue, d’unité et de fraternité africaines.

La fête nationale du Sénégal (fête de l’Indépendance) est le 4 avril. La devise de la République du Sénégal est : « Un Peuple – Un But – Une Foi ». Le principe de la République du Sénégal est : Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Hymne national du Sénégal


Pincez tous vos coras, frappez vos balafons
Le lion rouge a rugi. Le dompteur de la brousse
D’un bond s’est élancé dissipant les ténèbres
Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.

Refrain :
Debout frères voici l’Afrique rassemblée
Fibres de mon cœur vert épaule contre épaule
Mes plus que frères. O Sénégalais, debout !
Unissons la mer et les sources, unissons
La steppe et la forêt. Salut Afrique mère.

Sénégal, toi le fils de l’écume du lion,
Toi surgi de la nuit au galop des chevaux,
Rends-nous, oh ! rends-nous l’honneur de nos Ancêtres
Splendides comme l’ébène et forts comme le muscle !
Nous disons droits – l’épée n’a pas une bavure.

Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein :
Rassembler les poussins à l’abri des milans
Pour en faire, de l’est à l’ouest, du nord au sud,
Dressé, un même peuple, un peuple sans couture,
Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.

Sénégal, comme toi, comme tous nos héros,
Nous serons durs, sans haine et les deux bras ouverts,
L’épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau,
Car notre travail sera notre arme et la parole.
Le Bantou est un frère, et l’Arabe et le Blanc.

Mais que si l’ennemi incendie nos frontières
Nous soyons tous dressés et les armes au poing :
Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs ;
Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.
La mort, oui ! Nous disons la mort mais pas la honte.

Paroles : Léopold Sédar Senghor. Musique : Herbert Pepper.

Les symboles du Sénégal

Drapeau

Le drapeau de la République du Sénégal est composé de trois bandes verticales et égales, de couleur verte, or et rouge. Il porte, en vert, au centre de la bande or, une étoile à cinq branches.

Le Vert, pour les Musulmans, est la couleur du drapeau du Prophète. Pour les Chrétiens, il est le symbole de l’espérance. Pour les Animistes, il est le symbole de la fécondité. L’Or est signe de richesse, il représente le fruit du travail pour un peuple qui a donné la priorité aux problèmes économiques, dont seule la solution permettra l’élévation du niveau de culture. C’est le second objectif de la nation sénégalaise. Or l’Or — le Jaune — est, en même temps, couleur des Arts et des Lettres ; couleur de l’Esprit. le Rouge rappelle la couleur du sang, couleur de la vie, donc du sacrifice consenti par toute la Nation, mais aussi la détermination ardente et la force résolue qui anime chacun de ses fils dans la lutte contre le sous développement..

L’Étoile est un signe assez fréquent dans la symbolique négro-africaine. Elle a cinq branches pour marquer l’ouverture du Sénégal aux cinq continents. Elle représente le ciel et partant les valeurs spirituelles, singulièrement chez un peuple qui ne vit pas seulement de riz et de pain. Elle est verte pour signifier, plus particulièrement, l’espoir qu’exprime la Jeune Indépendance de la République du Sénégal.

Le sceau

Réservé au Président de la République, le sceau du Lion passant est destiné à marquer sous timbre sec les grands actes de l’État, comme les traités. Il y figure un lion passant et, sur la droite au dessus, une étoile à cinq branches. Le lion est un signe fréquent de la symbolique du groupe ethnique nord soudanais, auquel appartient la grande majorité des sénégalais. Emblème du pouvoir avant la présence française (le Roi étant alors un Roi-Lion - Soleil-Dieu), le lion est désormais l’effigie de l’État sénégalais. Aucun animal ne peut mieux représenter le peuple sénégalais dont les vertus cardinales sont le courage et la loyauté. Les armoiries du Sénégal sont composées de deux parties. Dans la partie gauche, sur un fond rouge, figure un lion et, à droite, sur un fond jaune, un baobab. Au centre de la partie supérieure, une étoile à cinq branches.

Le lion est un symbole fréquent du groupe ethnique nord-soudanais, auquel appartient la majeure partie des Sénégalais. Il était, avant la présence française, l’animal symbolique du pouvoir. Le roi était donc le roi-lion-soleil-dieu. Après, il devint l’animal officiel de l’État sénégalais.

Autour du blason une couronne l’entoure et autour d’elle on voit un parchemin dans lequel on peut lire la devise nationale : « Un Peuple, Un But, Une Foi ».

Ordres nationaux

Il existe au Sénégal, deux ordres nationaux.

Le premier, l’Ordre national du Lion, récompense les services éminents et le second, l’Ordre du mérite, les services distingués.

L’ordre du Lion ne pouvant être attribué qu’avec une relative parcimonie afin de ne pas être discrédité, nombre de mérites risqueraient de rester sans reconnaissance officielle. C’est pourquoi, un second ordre, l’ordre du Mérite a été créé afin de récompenser les services distingués. Le but étant d’élargir le nombre de personnes récompensées, sans pour autant altérer la pureté du premier ordre.

La garde rouge du Sénégal

La Garde Rouge du Sénégal est née au XIVe siècle sur les rivages de la Méditerranée. Pour assurer sa protection et la cohésion de ses armées, Amurat 1er, prince et guerrier Ottaman (1319-1389), crée un corps de cavaliers qui baptise « Spahis », qui signifie en « Cavalier du matin » en persan. Entraînés et armés, les spahis confirment leur réputation de redoutables guerriers sur tout le pourtour de la Méditerranée et en Afrique du Nord.

Au XVIe siècle, ils assoient le pouvoir des beys d’Alger et deviennent les gardiens de la tradition équestre militaire turque. Ils prennent bien soin de conserver leurs signes de reconnaissance ottomans : turban, musique et drapeaux. Après la capitulation du Bey d’Alger le 5 juillet 1830, les autorités françaises, en charge des terres algériennes, intègrent peu à peu ces guerriers à leurs bataillons d’éclaireurs. Ils reprennent le concept des cavaliers spahis dans leur armée, et permettent ainsi à ces guerriers de perpétuer leur art. C’est ainsi qu’est née, de façon officielle, la « cavalerie indigène », qui portera successivement les noms d’« Escadron Mamelouk », de « Chasseurs d’Afrique » puis de « Chasseurs Spahis ».

Les Spahis sillonnent le pourtour du Sahara, et un escadron spécial est détaché à Saint-Louis du Sénégal en 1845 pour régler les différends des tribus le long du fleuve Sénégal. Les premiers Spahis sénégalais sont nés. Par leur efficacité et leurs qualités militaires, ils renforcent plus que jamais le blason de ce bataillon. En 1928 ils prennent le nom de « Garde coloniale », puis de « Garde sénégalaise » lors de l’indépendance, en 1960. Elle est également une unité de parade et d’escorte, où elle peut montrer son élégance et sa dextérité lors de fantasias et carrousels.

A travers les couleurs sénégalaises, la « Garde Rouge » continue de faire vivre la légende et la mémoire de ces cavaliers du matin.

Source : Gendarmerie nationale et site de la Présidence

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