Elle découvrait le volley par hasard quand un jour d’été, elle se promenait sur la plage de Diamalaye où elle réside encore. Sportive en ayant pratiqué le football, le basket et le handball, il lui serait difficile de ne pas s’essayer à cette discipline en compagnie de ses amis. L’amour venant avec le beach volley, elle passe du sable au dur en faisant partie des fondateurs de Diamalaye Volley Club. Habituée au sable dans ce quartier situé sur le littoral Dakarois, elle éprouvait aucune peine à s’adapter aux terrains durs. « Je n’avais pas peur d’aller chercher la balle partout car j’étais très bonne en défense. Ce qui m’a valu une sélection en équipe nationale jusqu’à mon retrait des compétitions » révèle-t-elle.
Admise au baccalauréat, elle rejoint le club de volley du campus, le Dakar Université club. Sous les couleurs nationales, Adjaratou n’oubliera pas de sitôt les Jeux Africains Johannesburg (Afrique du Sud) en 1999 où le Sénégal, par défaut d’expérience internationale, perdait tous ses matchs de poule. Mais d’année en année, ce groupe reprenait du poil de la bête et se bonifiait avant de participer aux Jeux Islamiques d’Iran en 2005. En position d’outsider, les lionnes créent la surprise en disputant et perdant la troisième place.
Une défaite qu’elles ont mal digérée : « je n’ai jamais pleuré de ma vie un match perdu parce que je me disais qu’il ne faut pas perdre un match et la face devant l’adversaire. Mais à Iran j’étais inconsolable. Je ne comprenais pas. » s’étonne-t-elle avant de trouver justification dans le fait qu’elle y croyait plus que les autres ce jour-là.
Nommée Linguère d’or en 2004 par le comité national olympique et sportif du Sénégal, Adjaratou, à 32 ans, est la trésorière adjointe de la fédération Sénégalais de Volley. Elle n’exclut pas un possible retour « je n’ai jamais démissionné du DUC. Vu que j’ai fini ma formation en marketing, j’ai plus de temps pour renforcer mon endurance. La technique, une fois acquise, revient avec la pratique » avertit-elle.
