C’est dans une ambiance chaleureuse et feutrée que le tournoi Charlie Sène a livré son verdict sous le regard attentionné et rempli d’émotion d’un public venu nombreux. Entre précision et concentration, la finale Mehdi Maaz / Jamad Jawad a été rude dans une belle partie de « best of three » de billard américain.
Mehdi, avec dix mois de pratique seulement, a profité de deux fautes de son adversaire pour vider la table dans la première et la troisième partie. Ce qui lui donne l’avantage de remporter par 2 à 1 le trophée en jeu. Cerise sur le gâteau, il empoche les cinq cent mille francs et jouira d’un week-end pour deux au Lamantin Beach ; certainement, une partie de remise en forme après son bac français qu’il prépare à la fin de cette année scolaire au lycée Jean Mermoz.
Du karting au billard, Mehdi Maaz est un habitué des podiums : « Je reconnais que j’ai eu de la chance car cela n’a pas été facile. C’était une partie jouable. Quand on fait un match sur cette table, il ne faut pas faire de fautes, contrairement au Snooker où tu as la possibilité de te rattraper. Maintenant, c’est un loisir et il y a encore des choses qu’il me reste à apprendre pour prétendre à un championnat du monde. Merci au président qui m’a permis de jouer alors que j’étais sur la liste d’attente et merci à Jupiter, Cheikh Mbacké et à tous mes anciens qui m’ont appris le billard que j’ai découvert en août dernier à Casablanca. »
La troisième place, jouée sur une seule partie, a vu Abdou Mbacké (sorti en demi-finale par Mehdi), battre Cheikh Mbacké. A 23 ans, Adeline Tissot, remporte le trophée du prix spécial pour la dame la plus performante. La maman du parrain Charles Sène a reçu un chèque, en plus du trophée à titre posthume pour son fils qui a quitté ce bas monde à la fleur de l’âge.
Vincent Facquet : l’artiste ou le fantastique
Lucky Luke, papillon, coulé-rétro, triangle ou la grande évasion, le public et la presse ont été simplement ébahis par les prouesses du triple champion du monde sur un billard artistique. Comme par magie, Vincent Facquet jongle sur la table avec une telle aisance qu’il vide la table de ses billes en un coup. Pour le grand bonheur des férus du billard, il a donné des sessions d’initiation avec Stéphane Cohen, numéro un français depuis dix ans, tous deux invités d’honneur à ce premier tournoi organisé par le Cnp de Billard. Ces sessions participent à la vulgarisation de cette discipline, dont le président Amadou Thiam, inscrit en priorité, d’atteindre avant décembre 2009, quatre cent licenciés sur l’ensemble du territoire national.
Un tournoi en mémoire d’un passionné de billard
De son vrai nom Pape Ameth Charles Khouya Sène (31 décembre 1977- 10 novembre 2007), Charlie Sène était un passionné de billard dont il maîtrisait les règles et dépassait très vite ses initiateurs Khalil Mar et Cheikh Mbacké Thiam. Ce dernier, présent au tournoi, se remémore encore son amour pour le billard : « Nous avons grandi ensemble à la Sicap, c’était un grand joueur de billard. Sa passion était telle qu’il préférait passer la nuit à jouer que d’aller dormir. » Rose Sène, responsable de la commission finance du Cnp salue sa mémoire et reconnaît que Charles était particulièrement attaché à sa mère. Il aimait la vie. Que Dieu l’accueille dans son paradis !
Prix des quatre vainqueurs
- Mehdi Maaz : 500 000 CFA + un week end pour deux au Lamantin Beach hôtel
- Jamal Jahad : Un billet d’avion aller-retour-aller + un week end pour deux au Lamantin Beach hôtel
- Abdou Mbacké : Un bon de meuble au Koch B + un week end pour deux au Lamantin Beach hôtel
- Cheikh Mbacké : Téléviseur + lecteur DVD offert par CCBM
- Adeline Tissot, la meilleur performance dame : un week end pour deux au Lamantin Beach hôtel

1er mars 2009 à 14:32, par papis sow
c avec tristesse que maintenant j apprends le deces de mon meilleur pote et temoin de mariage ainsi va la vie misster charlie repose en paix.
papis sow.
3 septembre 2010 à 09:26, par soreya
salut mehdi ; enfin jté retrouver tu pe pas ske g enduré pour te trouver . bréf je voulé juste te dire ke tu me manke enormemt é g hate de te revoir ; jespére ke tu ne ma pas oublier . SOREYA DU MAROC
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