Sport et loisirs

CAN 2008 - Sénégal/Tunisie à Tamale

« Battre la Tunisie, un point un trait », clame Habib Bèye.

Publié le 22 janvier 2008  

Il est loin le quart de finale de CAN perdu un certain 7 février 2004 dans la chaudière grisâtre de Rades plongé, comme par hasard, dans un épais brouillard où brouillon et bouillonnement s’étaient confondus pour la livraison indigeste d’un score final annoncé. El Hadji Diouf et Habib Bèye qui s’en souviennent « comme si c’était hier », estiment qu’il faut cependant « regarder droit devant » et « non pas vivre dans le souvenir », à quelques heures des retrouvailles avec les Tunisiens pour la première journée du groupe D de la 26è CAN qui se joue du 20 janvier au 10 février au Ghana.

Demain est un autre jour

« C’est un autre match, c’est une autre Can, c’est un autre Sénégal, une autre Tunisie, et nous jouons sur terrain neutre », dixit Habib Bèye. Pour lui, la première sortie du Sénégal contre la Tunisie, mercredi à 17H au Stadium Tamale, situé dans le nord du pays, à près de 800 km de la capitale ghanéenne ne « saurait et ne pas doit arrimée à une question de revanche », mais plutôt à la logique de victoire « pour ne pas disparaître ».

El Hadji Diouf n’en dit pas moins. « Il n’y aura pas de brouillard cette fois, on jouera sur terrain neutre et comme nous savons que nous sommes meilleurs, c’est à nous qu’il appartient de prendre les trois points de la victoire pour faire une bonne entrée dans la CAN ».

Le contexte identifié, « Il s’agit, dit Bèye, de tout simplement faire comprendre à la Tunisie mais aussi aux autres équipes que le Sénégal n’est pas venu faire du tourisme dans cette CAN et repartir bredouille comme ce fut le cas en 2002, 2004 et 2006 ».

« Etre revanchard contre la Tunisie ne nous servira pas mieux, il faut simplement assez d’orgueil », ajoutait le même, poursuivant : « Nous sommes là pour remporter cette CAN, et rien d’autre que ça. Nous allons donc oublier 2004 et 2006, et nous consacrer à notre objectif.

« Pour y arriver, nous devons nous défaire de la Tunisie, comme des deux autres adversaires de notre poule. Il n’y a pas d’alternative. Nous battons nos adversaires, nous passons le premier tour, nous échouons et c’est fini. Alors on ne se focalise pas tellement sur la Tunisie. »

Fort de sa confiance et de la bonne ambiance qui règne dans la tanière, le défenseur sénégalais et sociétaire de Newcastle (Premier League anglaise) est conscient que tout reste à faire.

« Nous n’avons pas de palmarès, et pourtant ce n’est pas la qualité qui manque. Il y a une génération de footballeurs qui mérite de gagner franchement, mais pour arriver à l’objectif final, j’ai compris qu’il fallait que l’on prenne en considération les détails. Les grands matches de football se gagnent sur des détails et ce sera le cas mercredi contre la Tunisie ».

Estimant que l’équipe a « assez souffert » lors des séances d’entraînement à Ouagadougou (capitale du Burkina Faso), l’ancien Marseillais indique que l’heure est au « déroulement de la leçon ».

Du côté tunisien, le sélectionneur national, Roger Lemerre s’est gardé de tout commentaire, avant la conférence de presse ce mardi.

David LY (envoyée spécial)

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