Tout y est ou presque ! Un village construit autour des spécialités artisanales et gastronomiques sénégalaises, des stands de jeux, ateliers, une librairie, une scène de contes, un cinéma de minuit en plein air…
A l’entrée, une tour d’accueil réalisée par le plasticien Viyé Diba trône dans la vaste prairie des Filtres. Un gigantesque mur de dix mètres de haut et quelques tonnes qui présente « la récupe humanisée », soit mille et un objets du quotidien collectés auprès des habitants de Dakar et portant leur nom.
Pour la soirée d’ouverture, Youssou N’Dour répond à l’invitation des Daara J mais ne fait qu’une brève apparition sur scène. Pas très grave, la foule plus que surchauffée danse sur les rimes du trio de rappeurs sénégalais. Fête de la musique oblige, les organisateurs annoncent 25 000 entrées ce soir là.
Deuxième jour : c’est Julia Sarr qui enchante de sa voix pure et cristalline, Nder qui mbalarise et Cheikh Lô qui met le feu, dans un show d’une grande qualité.
Vendredi soir, ce n’est pas le match France-Togo qui empêchent les spectateurs de venir écouter Omar Pene, toujours égal à lui même et les accusations de Didier Awadi. Habib Faye, grand bassiste devant l’éternel, terminera la nuit en revisitant Jaco Pastorious à sa manière.
Samedi, le public de Pape & Cheikh apprécie la douce voix de Pape, même sous la pluie ! Plus tard, sur la grande scène, carte blanche à Souleymane Faye sous la haute bienveillance musicale d’Omar Sow ! 22h00, l’historique Orchestra Baobab s’impose et bat le revival des années 70 avec une classe toute particulière.
Dimanche en fin d’après-midi, Aissata Balde, une des rares femmes à s’exprimer dans le festival, réussi à transmettre avec fierté les fondements de sa culture, à illuminer les visages et ensorceler les corps. 20h : Ali Boulo Santo, accompagné exceptionnellement de quarante choristes du Chœur Toulouse Midi-Pyrénées, prouve son talent avec une étonnante vélocité à jouer de la kora .
Le bouquet… l’apothéose, c’est Touré Kounda, très attendu par les Toulousains. La magie s’opère et la 12e édition de Rio Loco consacrée au Sénégal se termine dans l’enthousiasme populaire, en final chaleureux et fraternel. Rio Loco se poursuit quelques jours encore au rythme du Sénégal avec des expositions en ville ou des retransmissions de spectacles sur internet.
Aujourd’hui, le Sénégal résonne encore dans les rues de Toulouse… Spécial Big-up pour Souleymane Kane, représentant du Just 4 You à Dakar, (partenaire du Rio Loco) grand organisateur de l’évènement et professionnel de la communication inter-culturelle. Yo !
